Alma et le Soleil des Sourires
Par Studio Wonder — Jeunesse
Voici le premier chapitre de l’histoire d’Alma, écrit dans un style immersif, doux et merveilleux, conçu pour captiver l’imaginaire des tout-petits.
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# Chapitre 1 : Le Village des Bulles de Couleur
Il était une fois, niché entre deux montagnes de chantilly légère et une forêt de sucettes géant...
Le Village des Bulles de Couleur
Voici le premier chapitre de l’histoire d’Alma, écrit dans un style immersif, doux et merveilleux, conçu pour captiver l’imaginaire des tout-petits.
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# Chapitre 1 : Le Village des Bulles de Couleur
Il était une fois, niché entre deux montagnes de chantilly légère et une forêt de sucettes géantes, un endroit tout à fait extraordinaire. On l’appelait le Village des Bulles de Couleur. Dans ce pays-là, le ciel n'était pas simplement bleu, il était d’un bleu "barbe à papa", doux et sucré.
C’est ici que vivait la petite Alma. Alma était une petite fille avec des yeux brillants comme des étoiles et des cheveux qui semblaient avoir été tissés avec des rayons de lune. Chaque matin, quand elle ouvrait sa fenêtre, une délicieuse odeur de vanille et de fraise venait lui chatouiller le bout du nez.
Il faut dire que dans ce village, les maisons ne ressemblaient à aucune autre. Elles n’étaient pas faites de briques grises ou de bois brun. Non, non ! Les maisons ressemblaient à de gros bonbons ronds et brillants. La maison d’Alma, par exemple, était une magnifique villa en pain d’épice, avec un toit recouvert de chamallows roses et des fenêtres en sucre cristallisé qui laissaient passer une lumière dorée. Sa voisine, Madame Prune, habitait dans un immense macaron à la pistache, et le boulanger, Monsieur Cacao, dormait dans un éclair au chocolat géant.
Mais ce qui rendait le village vraiment magique, c’était ce qui flottait dans l’air. Partout, des milliers de bulles de savon multicolores dansaient au gré du vent. Elles ne s’éclataient pas comme nos bulles à nous. Elles faisaient un petit bruit de clochette quand elles se touchaient : *Ting ! Pling ! Gling !*
— Regarde, Maman ! s’écria Alma en sortant sur le perron de sa maison. Une bulle orange vient de se poser sur mon doigt !
Et c’était vrai. Une petite bulle, d’un orange aussi vif qu’une clémentine, s’était délicatement posée sur la main d’Alma. À l’intérieur de la bulle, on pouvait voir un petit éclat de lumière qui dansait.
— C’est une bulle de joie, ma chérie, répondit sa maman en souriant. Elle transporte un petit bout de bonheur pour ta journée.
Soudain, un immense éclat de lumière inonda la place du village. Alma leva les yeux vers le ciel et poussa un cri d’émerveillement.
— Le voilà ! Le Grand Soleil des Sourires se réveille !
Tout en haut, au milieu du ciel de coton, le Grand Soleil des Sourires n’était pas un soleil ordinaire. Il avait de grands yeux bienveillants et une bouche ronde qui dessinait un sourire permanent, si large qu’il semblait vouloir embrasser toute la terre. Quand le Soleil des Sourires brillait, ce n’était pas seulement de la chaleur qu’il envoyait, c’était de la tendresse. Ses rayons étaient comme des mains invisibles qui venaient faire des papouilles sur les joues des enfants.
— Bonjour, Monsieur Soleil ! lancèrent tous les habitants en chœur en agitant les mains.
Le Soleil répondit par un clin d’œil étincelant, et aussitôt, une pluie de confettis magiques tomba sur le village. Les confettis étaient doux comme des plumes et sentaient la cannelle.
Alma commença à courir dans l’allée faite de petits galets de réglisse. Elle aimait le bruit de ses chaussures sur le sol : *Tac-poum, tac-poum !* Elle croisa son ami, le petit ours en guimauve nommé Gribouille, qui essayait d’attraper une bulle bleue avec son filet à papillons.
— Coucou Alma ! appela Gribouille. Tu as vu ? Aujourd’hui, les bulles sont encore plus brillantes que d’habitude. C’est parce que le Soleil est de très bonne humeur !
Alma s’arrêta et ferma les yeux. Elle sentait la chaleur du Soleil des Sourires sur sa peau. C’était une sensation de bien-être, comme lorsqu’on boit un chocolat chaud après une promenade ou qu’on reçoit un énorme câlin avant de dormir. Dans ce pays merveilleux, personne n’était jamais triste, car le Soleil veillait à ce que chaque cœur soit rempli de lumière.
— Dis, Maman, demanda Alma en rentrant pour son goûter de pétales de fleurs sucrées, est-ce que le Soleil des Sourires s’arrête de briller parfois ?
Sa maman la prit sur ses genoux et lui caressa les cheveux.
— Tant qu’il y aura des enfants pour rire et des amis pour partager, le Soleil brillera toujours, ma petite Alma. C’est lui qui donne leurs couleurs aux bulles et leur goût aux maisons-bonbons.
Alma sourit, attrapa une petite bulle violette qui passait par là, et lui murmura un secret à l’oreille. La bulle s’envola très haut, emportant le rire d’Alma jusque dans les bras du Grand Soleil.
Et dans le Village des Bulles de Couleur, la journée ne faisait que commencer, remplie de magie, de sucre et de mille éclats de rire.
Le Matin tout Gris
Voici le deuxième chapitre de l’histoire d’Alma, écrit dans le style merveilleux et sensoriel du « Wonder Engine », parfaitement adapté aux petites oreilles de 3 à 5 ans.
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# CHAPITRE 2 : Le Matin tout Gris
Mais ce matin-là, quelque chose de très étrange se produisit dans le Village des Bulles de Couleur.
D’habitude, la lumière du jour entrait dans la chambre d’Alma comme un petit chat doré qui venait lui chatouiller le bout du nez. Mais aujourd’hui, pas de chatouille. Pas de reflet jaune sur les murs. Pas de danse de poussières d’étoiles.
Alma ouvrit un œil, puis deux. Elle s’étira comme un petit chaton, mais ses draps ne semblaient pas aussi douillets que d’habitude. Ils étaient un peu froids, un peu… ternes. Elle regarda par la fenêtre et poussa un petit « Oh ! » de surprise.
Dehors, le ciel n'était plus bleu comme un lagon. Il était tout gris, couvert d’une couverture de nuages épais et cotonneux, comme de la laine de mouton un peu sale. Le Grand Soleil des Sourires n’était plus là. À sa place, il y avait une grosse boule pâle, toute triste, qui ressemblait à un ballon de baudruche dégonflé.
— Vite, mes chaussons ! murmura Alma.
Elle enfila ses pantoufles en forme de lapins et courut dans la cuisine. D’ordinaire, la cuisine sentait le caramel chaud et la cannelle. Mais ce matin, elle sentait la poussière et la pluie froide.
Sa maman était assise à la table en bois de réglisse. Mais elle ne chantonnait pas. Ses yeux, d’habitude si pétillants, regardaient fixement sa tasse de thé sans y goûter.
— Maman ? demanda Alma en s’approchant doucement. Pourquoi tu ne souris pas ?
Sa maman leva la tête. Son visage semblait avoir perdu ses jolies couleurs roses. Ses joues étaient pâles, comme si on avait passé une gomme magique sur son sourire.
— Je ne sais pas, ma petite Alma, répondit-elle d’une voix toute petite, comme un murmure de vent. J’ai le cœur un peu lourd, comme s’il était rempli de petits cailloux gris. Je crois que j’ai oublié comment on fait pour rire.
Alma fut très étonnée. Elle tendit son petit doigt pour toucher une bulle violette qui flottait près de la fenêtre. Mais la bulle ne fit pas « Pop ! » avec une pluie de confettis. Elle tomba par terre avec un bruit mou : *« Flop »*. Elle était devenue grise, elle aussi, comme une bille de fumée.
Inquiète, Alma sortit dans la rue. Le Village des Bulles de Couleur était devenu tout silencieux. C’était un silence étrange, un silence qui faisait un peu peur, comme quand on se bouche les oreilles sous la couette.
Le boulanger, qui d’habitude jonglait avec des petits pains au chocolat magiques, était assis sur son pas de porte, la tête dans ses mains. Ses brioches n’avaient plus leur belle forme de nuage ; elles étaient toutes plates et toutes grises. Les enfants ne couraient pas. Ils marchaient lentement, la tête basse, comme s’ils portaient des cartables beaucoup trop lourds.
Même les maisons-bonbons semblaient avoir fondu sous la tristesse. Les murs en sucre d’orge n’avaient plus de goût, et les toits en chocolat étaient couverts d’une fine couche de givre triste.
Alma leva les yeux vers le Grand Soleil.
— Monsieur Soleil ! appela-t-elle de toutes ses forces. Pourquoi es-tu tout gris ?
Mais le Soleil ne répondit pas. On aurait dit qu’il boudait derrière son rideau de nuages. Il n’y avait plus un seul rayon pour faire briller les yeux. Plus un seul éclat pour chauffer les cœurs. Le monde était devenu comme une vieille photographie oubliée dans un grenier.
Alma sentit une petite larme piquer ses yeux. Elle n’aimait pas ce silence. Elle n’aimait pas ce gris qui recouvrait tout, comme une peinture ennuyeuse.
— Si le Soleil est triste, alors tout le monde est triste, comprit Alma en serrant ses petits poings. Et si tout le monde oublie de sourire, le Soleil ne se réveillera jamais !
Elle se souvint alors de ce que sa maman lui avait dit la veille : *« Tant qu’il y aura des enfants pour rire et des amis pour partager, le Soleil brillera toujours. »*
Alma regarda ses mains, puis elle regarda le grand ciel terne. Elle était toute petite, c’est vrai. Mais elle avait une idée. Une idée qui brillait déjà un tout petit peu dans son cœur, comme une minuscule luciole dans la nuit.
Elle ne resterait pas là à attendre que le gris s'en aille. Elle allait devoir partir à l'aventure pour retrouver les couleurs perdues.
***
**À suivre...**
*Dans le prochain chapitre, Alma décide d'aller parler au Grand Soleil pour comprendre son gros chagrin.*
Le Sac aux Trésors d'Alma
### Chapitre 2 : Le Sac aux Trésors d'Alma
Alma retourna dans sa chambre en courant, ses petites nattes sautillant sur ses épaules. Si elle devait partir à l’aventure, elle ne pouvait pas y aller les mains vides ! Pour retrouver les rayons du Soleil, il lui fallait des objets magiques, des objets remplis de bonheur.
Elle s’agenouilla devant son grand coffre à jouets qui faisait *cric... crac...* quand on l’ouvrait. Tout au fond, caché sous une pile de doudous tout doux, se trouvait son trésor le plus précieux : son sac à dos.
Ce n’était pas un sac ordinaire. Il était de la couleur du ciel la nuit, un bleu profond parsemé de petites étoiles d’argent qui semblaient cligner de l’œil. Dès qu’Alma le touchait, elle ressentait un petit chatouillement dans ses doigts, comme si le sac était pressé de partir en promenade.
— Bonjour, mon petit Sac aux Trésors, chuchota Alma. Aujourd’hui, nous avons une mission très, très importante. Le Soleil a perdu son sourire, et nous allons l’aider à le retrouver !
Le sac sembla gonfler un peu, comme s’il prenait une grande inspiration de courage.
Alma commença sa récolte. Elle chercha partout dans sa chambre ce qui pourrait réchauffer le cœur du Grand Soleil.
D'abord, elle trouva un **bouton doré**, rond et brillant. Elle le fit rouler dans sa main.
— Toi, tu seras notre petit morceau de lumière si le chemin devient trop sombre, décida-t-elle en le glissant dans la poche de devant. *Cling !* fit le bouton en rencontrant le fond du sac.
Ensuite, elle ramassa un **ruban de soie rouge**, celui qu’elle mettait dans ses cheveux les jours de fête. Il était doux comme une caresse.
— Pour soigner les gros chagrins, murmura Alma. Parce qu’un ruban de couleur, c’est comme un câlin qu’on peut emporter partout.
Soudain, son petit lapin en peluche, Pipo, la regarda avec ses grands yeux de bouton noir. Il avait l’air un peu inquiet de voir Alma se préparer ainsi.
— Ne t’en fais pas, Pipo ! dit Alma en lui caressant les oreilles. Je reviendrai avec toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Promis, juré !
Elle ajouta dans son sac une **plume blanche** trouvée dans le jardin, légère comme un rire, et un **caillou tout rond**, poli par la rivière, qui était solide comme une montagne.
— Voilà ! s’exclama Alma. Mon sac est prêt. Il est rempli de douceur, de lumière et de force.
Elle enfila les bretelles sur ses épaules. *Ouf !* Le sac était un peu lourd, mais c’était un poids qui faisait du bien, comme un sac rempli de secrets précieux. Elle mit ses petites bottes jaunes — des bottes de la couleur du beurre et des jonquilles — car pour marcher dans un monde tout gris, il faut avoir des pieds qui pétillent !
Elle s’approcha de la porte de la maison. Dehors, le vent soufflait un petit air triste et les arbres semblaient dormir debout, sans leurs habits de lumière. Le gris était partout, collé aux vitres, posé sur l'herbe, suspendu aux nuages.
Alma prit une grande respiration. Elle sentit le ruban, le bouton et la plume bouger doucement dans son sac, comme s'ils lui disaient : *« N'aie pas peur, Alma, nous sommes avec toi ! »*
— Je pars, maman ! cria-t-elle vers la cuisine. Je vais parler au Soleil !
— Sois prudente, ma petite luciole ! répondit la voix douce de sa maman. N’oublie pas que ton cœur est ta plus belle boussole.
Alma ouvrit la porte. *Clic.* Elle fit un premier pas sur le chemin. Sous ses bottes jaunes, le gravier fit un petit bruit joyeux : *crac, croc, crac*. C’était le seul bruit de couleur dans ce grand silence triste.
La petite fille leva les yeux vers la colline tout là-haut, celle qui touchait presque le ciel. C’est là que le Soleil se reposait quand il avait trop pleuré.
— En route ! dit Alma avec un grand sourire. Le voyage commence !
Et tandis qu'elle s'éloignait, une petite étoile d'argent sur son sac se mit à briller d'un éclat tout neuf, illuminant le chemin gris devant elle.
***
**À suivre...**
*Dans le prochain chapitre, Alma rencontre un drôle d'oiseau qui a perdu son chant à cause du gris...*
La Forêt des Chatouilles
### Chapitre 2 : La Forêt des Chatouilles
Alma marchait depuis un petit moment quand elle arriva à l’entrée d’un bois très étrange. Ici, les arbres ne ressemblaient pas aux arbres habituels. Ils n’étaient pas droits et sévères. Oh non ! Ils étaient tout tordus, avec des branches qui faisaient des boucles, comme de grandes boucles d'oreilles, et des racines qui sortaient de terre en remuant doucement. On aurait dit des orteils de géants qui cherchaient à se dégourdir !
C’était la **Forêt des Chatouilles**.
D’habitude, cette forêt était l’endroit le plus bruyant du monde. On y entendait des *« Hihihi ! »*, des *« Hahaha ! »* et des *« Ohé-ohé ! »* du matin jusqu’au soir. Mais aujourd'hui, à cause du grand nuage de tristesse, la forêt était devenue toute muette. Les arbres étaient couverts d’une poussière grise qui collait à leurs feuilles comme de la toile d'araignée.
— Bonjour les arbres ! appela Alma en agitant sa petite main.
Les arbres ne répondirent pas. Ils restaient immobiles, les branches pendantes, l’air très fatigué.
Alma s’approcha d’un arbre particulièrement gros. Il avait un tronc tout rond et une écorce qui ressemblait à un vieux gilet de laine tout doux. Au milieu de son tronc, il y avait deux gros nœuds de bois qui ressemblaient à des yeux fermés, et une fente qui dessinait une moue boudeuse.
— Oh, Monsieur l’Arbre, tu as l’air bien triste, murmura Alma. Est-ce que tu as perdu ton sourire toi aussi ?
L’arbre laissa échapper un profond soupir qui fit voler un peu de poussière grise. *Pffffouuuu...*
— Mes branches sont toutes raides, sembla murmurer le vent dans les feuilles. Je suis tout coincé dans le gris... Je n'arrive plus à gigoter.
Alma réfléchit très fort. Elle se souvint de ce que faisait son papa quand elle était un peu triste le matin. Il s’approchait d’elle avec ses doigts en forme de petites araignées et criait : *« Attention, voilà les Guili-Guilis ! »*
— Je sais ce qu’il te faut ! s’exclama Alma, les yeux pétillants.
Elle posa son petit sac à l’étoile d’argent par terre. Elle s’approcha du gros arbre rond et chercha l’endroit le plus sensible. Là, juste sous les deux grandes branches qui ressemblaient à des bras, il y avait de la mousse toute verte et toute frisée.
— Prépare-toi, Monsieur l’Arbre ! Un... deux... trois... **CHICOTI-CHOCOTA !**
Alma commença à gratouiller la mousse avec ses petits doigts. *Gratte-gratte, chatouille-chatouille.*
Au début, rien ne se passa. L’arbre resta de marbre. Alma ne se découragea pas. Elle chatouilla plus vite, en faisant des petits cercles et en chantonnant :
— *Guili-guili sous les bras, le gros gris s'en ira ! Guili-guili sur le nez, le soleil va revenir briller !*
Soudain, un petit frisson parcourut le tronc. Puis un deuxième. Et tout à coup...
*« Hi... Hihi... HIII ! »*
Un petit rire étouffé sortit de l'écorce. L’arbre se mit à trembler. Ses feuilles commencèrent à s’agiter comme s’il recevait des milliers de baisers.
— *HA ! HA ! HA ! ARRÊTE ! HAHAHA ! ÇA CHATOUILLE TROP !* s’esclaffa l’arbre d’une grosse voix de bois qui craquait joyeusement.
En riant, l’arbre secoua ses branches si fort que toute la poussière grise s'envola d'un coup, comme un vieux tapis qu’on bat à la fenêtre. Sous le gris, l’arbre devint d'un vert éclatant, un vert de bonbon à la menthe !
Et là, au milieu de ce grand rire, quelque chose de merveilleux arriva. Une petite lumière, jaune comme un pétale de bouton-d’or, se détacha de la cime de l'arbre. Elle descendit en tourbillonnant, comme une plume de canari.
— Regarde, Alma ! Une étincelle ! s’écria la petite fille.
L’étincelle vint se poser juste dans le creux de sa main. Elle était chaude et elle chatouillait un tout petit peu la paume d'Alma, comme un cœur qui bat. C’était une **Étincelle de Rire**.
Vite, Alma ouvrit son sac. L’étoile d’argent brilla plus fort et l’étincelle glissa à l’intérieur. *Zip !* Le sac parut soudain un petit peu plus léger, et une douce odeur de chocolat chaud s'en échappa.
— Merci, petite Alma ! dit l’arbre en s’étirant vers le ciel. Mes branches sont toutes souples maintenant ! Regarde, je peux même danser !
L’arbre se mit à balancer ses branches de gauche à droite, faisant un joyeux bruit de clochettes avec ses feuilles : *Gling-gling-gling !*
Alma remit son sac sur son dos, toute fière. Elle avait réussi ! Elle avait attrapé la toute première couleur pour le Soleil.
— Au revoir, Monsieur l’Arbre ! Je dois continuer, le Soleil m’attend !
— Bonne chance, petite luciole ! Et n'oublie pas : si le chemin est trop gris, fais-lui des guilis !
Alma reprit sa marche, le cœur léger. Elle ne savait pas encore que plus loin, derrière les grands buissons de barbe à papa, quelqu'un l'écoutait... Quelqu'un qui avait un très long bec, mais plus aucune chanson à chanter.
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**À suivre...**
*Dans le prochain chapitre, Alma rencontre l'Oiseau-Flûte, qui a oublié comment siffler les mélodies du matin...*
La Grenouille qui Chante Faux
Voici le nouveau chapitre de l'histoire d'Alma, écrit avec la magie et la douceur du style "Wonder Engine".
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# CHAPITRE 2 : La Grenouille qui Chante Faux
Alma trottinait sur le sentier de sucre glace, ses petites chaussures faisant un bruit de biscuit que l'on croque : *Cric-crac, cric-crac !* Elle traversa les grands buissons de barbe à papa rose, qui lui chatouillèrent les joues au passage.
Soudain, un bruit très étrange fit s'arrêter Alma net.
— *COUA-POUET ! HIC ! BREUAAAARK !*
Alma pencha la tête. Ce n'était pas le chant mélodieux d'un oiseau, ni le murmure du vent. On aurait dit le son d'une vieille trompette bouchée par de la confiture. Elle s’approcha doucement de la Rivière Bleue, une rivière qui sentait bon la menthe fraîche et qui brillait comme mille diamants.
Sur un énorme nénuphar rond, qui ressemblait à une crêpe géante, était assise une grenouille. Mais ce n'était pas une grenouille ordinaire ! Elle était d'un vert pomme éclatant, portait un petit nœud papillon en pelure d'orange et tenait un roseau en guise de micro.
— *COUA-BIP ! MEUH-REUUUUU !* reprit la grenouille en gonflant ses grosses joues.
Alma ne put s’empêcher de laisser échapper un petit rire argentin.
— Oh ! Bonjour ! dit Alma en s'approchant de l'eau.
La grenouille s'arrêta, fit un bond impressionnant et retomba sur ses pattes avec un bruit de ventouse : *Ploc !* Ses grands yeux dorés regardèrent Alma avec surprise.
— Bonjour, petite humaine ! Je m’appelle Barnabé. Est-ce que tu as entendu mon dernier concert ? C’était magnifique, n'est-ce pas ? Très... euh... symphonique ?
Barnabé essaya de faire une révérence, mais il glissa un peu sur son nénuphar.
— C’était surtout très rigolo, Barnabé ! répondit Alma en souriant. Mais pourquoi chantes-tu comme une trompette enrhumée ?
Barnabé soupira, et une petite bulle de savon s'échappa de sa bouche.
— C’est mon problème, vois-tu. Je veux chanter des chansons sérieuses, des chansons tristes pour faire pleurer la lune... mais dès que j’ouvre la bouche, ça fait des *pouets* et des *couacs*. Mon cœur veut faire de l'opéra, mais ma gorge préfère faire des chatouilles !
Alma s'assit sur une pierre de guimauve au bord de l'eau.
— Mais Barnabé, les chansons rigolotes sont les meilleures ! Le Soleil des Sourires est tout gris en ce moment. Il a besoin de joie, pas de larmes. Si tu chantais une chanson vraiment, vraiment loufoque avec moi ?
La grenouille fit briller ses yeux.
— Vraiment ? Tu veux bien faire des *pouets* avec moi ?
— Oh oui ! dit Alma en tapant dans ses mains.
Barnabé prit une immense inspiration. Son ventre devint aussi rond qu'un ballon de plage. Alma commença à rythmer la musique en tapant sur ses genoux : *Tap-tap, poum-poum !*
— *Couac-couac-pidou, la mouche fait glou !* chanta Barnabé.
— *Le moustique pique-pique, sur un air de musique !* répondit Alma en faisant une petite danse de l'épaule.
Ils se mirent à chanter ensemble. C’était une mélodie faite de bruits de bulles, de sifflements de nez et de rires éclatants. *Pli-ploc-pouet ! Goulou-goulou-hahaha !*
Alors, quelque chose de merveilleux se produisit. Sous l'eau de la rivière, de petites lumières commencèrent à danser. Les poissons-lunes remontèrent à la surface pour écouter, et même les fleurs-clochettes au bord de l'eau se mirent à tinter en rythme.
Soudain, une bulle d’eau plus grosse que les autres s’éleva dans les airs. Au centre de cette bulle, une étincelle d'un **orange vibrant** tourbillonnait. C’était chaud comme un câlin et pétillant comme de la limonade.
— Regarde, Barnabé ! s'écria Alma. Le deuxième rayon !
Le rayon orange vola vers Alma et vint se loger tout doucement dans son petit sac, juste à côté du premier éclat de couleur. Le sac devint un peu plus chaud, et une douce mélodie s’en échappa.
— Oh là là ! s'exclama Barnabé en faisant une pirouette arrière. Ma chanson de travers a fabriqué de la magie !
— Ta musique est un trésor, Barnabé, dit Alma en lui envoyant un baiser. Ne change jamais tes *pouets* contre des pleurs !
La grenouille, toute fière, remit son nœud papillon bien droit.
— Promis, petite Alma ! Je vais aller chanter pour les têtards, ils adorent quand je fais le bruit du bouchon qui saute ! *POP !*
Alma reprit sa route, le cœur bondissant de joie. Elle avait maintenant deux couleurs ! Mais alors qu'elle s'enfonçait dans la Forêt des Murmures, elle entendit un son beaucoup plus doux, comme une flûte qui aurait perdu ses notes dans le vent... Elle se souvint alors de ce que l'Arbre lui avait dit. L'Oiseau-Flûte n'était plus très loin.
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**À suivre...**
*Dans le prochain chapitre, Alma découvre que pour aider l'Oiseau-Flûte à retrouver sa mélodie, elle va devoir apprendre à écouter le silence...*
Le Nuage de Coton
**CHAPITRE : Le Nuage de Coton**
**CONTE : Alma et le Soleil des Sourires**
Alma marchait sur le sentier de mousse de la Forêt des Murmures. Autour d’elle, les feuilles des arbres faisaient *frou-frou, frou-frou*, comme si elles se racontaient des secrets à l’oreille. Dans son petit panier, deux jolies lumières brillaient déjà : le jaune éclatant du rire et le bleu scintillant de la chanson.
Soudain, au détour d’un grand chêne qui ressemblait à un grand-père avec une barbe de lichen, Alma s’arrêta net.
— Oh ! regardez ça ! chuchota-t-elle à ses petits souliers.
Juste là, posé sur une branche basse comme un gros chat fatigué, se trouvait un nuage. Mais ce n’était pas un nuage de pluie tout gris, non, non ! C’était un nuage tout blanc, tout rond, et si gonflé qu’il ressemblait à une montagne de barbe à papa ou à une boule de coton géante.
— Pssst ! Petit nuage ? appela Alma en s’approchant sur la pointe des pieds. Est-ce que tu dors ?
Le nuage remua un petit peu. Il fit un bruit de polochon que l’on secoue : *Pouf-pouf !* Puis, il s'étira lentement, laissant échapper une délicieuse odeur de fleur de lait et de doudou propre.
Alma ne put s’empêcher de tendre la main. Elle posa un doigt sur le bord du nuage. C’était encore plus mou que de la guimauve ! C’était aussi chaud qu’un chocolat chaud sous une couverture en hiver.
— Viens jouer avec moi ! sembla dire le nuage en s’abaissant jusqu’au sol dans un sifflement léger : *Fliiiiiiiche…*
Alma n’hésita pas une seconde. Elle grimpa sur le nuage. *Houp-là !* Elle s’enfonça dedans comme dans un immense gâteau de plumes. C’était si rigolo ! À chaque fois qu’elle bougeait, le nuage faisait *scritch-scritch* et envoyait des petites étincelles de douceur dans l'air.
— C'est une bataille de câlins ! s'écria Alma en riant aux éclats.
Elle entoura le nuage de ses petits bras, et le nuage, pour lui répondre, s’enroula tout autour d’elle. C’était comme si elle recevait mille bisous de maman et mille papouilles de papa en même temps. Alma se laissa rouler sur le dos, puis sur le ventre. Elle plongea ses mains dans le coton tout doux, elle cacha son nez dans la mousse blanche.
— Tu es le nuage le plus gentil du monde, murmura-t-elle en serrant fort une grosse poignée de douceur contre son cœur.
À cet instant précis, quelque chose de merveilleux se produisit. Le nuage se mit à briller d’une couleur rose nacré, comme l’intérieur d’un coquillage. Une petite bulle de lumière, tendre et paisible, se détacha du nuage et vint se poser délicatement dans la main d’Alma.
C’était la **Lumière de la Tendresse**.
Elle ne piquait pas, elle ne brûlait pas. Elle chauffait juste un petit peu la paume de sa main, comme une petite souris qui fait dodo. Alma déposa la lumière rose dans son panier, à côté des deux autres.
— Merci, mon ami le Nuage, dit Alma en lui faisant une dernière caresse.
Le nuage fit un petit bond joyeux, s'envola lentement vers la cime des arbres et disparut dans un dernier *pouf* de bonheur.
Le silence revint dans la forêt. Mais ce n’était pas un silence qui fait peur. C’était un silence tout doux, un silence qui attendait quelque chose. Alma se souvint des paroles de l'Arbre. Elle s’assit sur une racine, ferma les yeux et resta immobile, sans faire le moindre bruit.
Elle apprit à écouter le silence... car c'est dans le silence que l'on entend les plus belles musiques.
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**À suivre...**
*Dans le prochain chapitre, Alma rencontre enfin l'Oiseau-Flûte. Mais attention, pour ne pas l'effrayer, elle devra marcher plus doucement qu'une petite fourmi...*
L'Échelle Arc-en-Ciel
Voici le nouveau chapitre de l'histoire d'Alma, écrit avec toute la magie du style "Wonder Engine".
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# CHAPITRE : L'Échelle Arc-en-Ciel
Alma était toujours assise sur sa grosse racine, les oreilles grandes ouvertes. Elle faisait tellement attention à ne pas faire de bruit qu'elle ne faisait même plus craquer ses petits doigts. Le silence de la forêt n’était pas vide : il était rempli de petits chuchotements de feuilles et de battements d’ailes invisibles.
Soudain, un son monta du fond des bois.
*Flû-flû-flûuuu... Piou-liiii !*
C'était une musique si légère qu’on aurait dit des bulles de savon qui éclatent en chantant. Alma tourna la tête très, très doucement, comme une petite chouette. Posé sur une branche de noisetier, un minuscule oiseau aux plumes d'argent la regardait. C’était lui : l’Oiseau-Flûte !
— Bonjour, joli chanteur, murmura Alma dans un souffle de velours.
L’oiseau pencha la tête, s’envola et vint se poser juste au bord du panier d'Alma. Il regarda les trois lumières qui brillaient à l’intérieur : le Jaune de la Joie, le Bleu de la Douceur et le Rose de la Tendresse.
— *Piou !* fit l’oiseau en battant des ailes. *C’est le moment ! Le ciel attend ses couleurs !*
Alma ouvrit de grands yeux ronds.
— Mais comment vais-je monter là-haut, petit oiseau ? Je n’ai pas d’ailes, moi. Mes pieds sont faits pour marcher sur la mousse, pas pour courir sur les nuages.
L’Oiseau-Flûte se mit à siffler une mélodie joyeuse, une mélodie qui faisait pétiller le cœur. Alors, une chose incroyable arriva. Dans le panier, les trois lumières commencèrent à danser. Elles tournoyaient, se mélangeaient et s'étiraient comme de la pâte à modeler magique.
La lumière rose s’étira vers la droite... *Zioum !*
La lumière bleue s’étira vers la gauche... *Zioum !*
Et la lumière jaune se changea en petits barreaux tout ronds, comme des sucres d'orge dorés.
Sous les yeux émerveillés d'Alma, une magnifique échelle s'élança depuis le sol de la forêt jusqu'au plus haut du ciel. C’était une Échelle Arc-en-Ciel ! Elle ne touchait pas les arbres, elle flottait dans l’air, parfumée à la fraise et à la fleur d’oranger.
— Oh ! C’est une échelle de bonbons ? demanda Alma en s'approchant.
— *Mieux que ça !* chanta l’oiseau. *C’est une échelle de sourires ! Grimpe, Alma ! Grimpe avant que le soleil ne s'endorme !*
Alma posa son premier pied sur le barreau jaune. C’était tout doux, comme si elle marchait sur un chaton qui ronronne.
— Ça chatouille ! rigola-t-elle.
Elle commença à monter. *Un pas de canard, un pas de géant, un pas de fourmi...*
Plus elle montait, plus la forêt devenait petite, petite, petite. Les grands chênes ressemblaient maintenant à des brocolis miniatures. Les rivières ressemblaient à des fils d’argent posés sur un tapis vert.
— Regarde, petit oiseau ! Je touche les nuages !
Alma passa sa main à travers un nuage blanc. C’était frais comme de la crème fouettée. Elle se sentait légère, comme si ses chaussures étaient remplies de plumes.
Soudain, l’échelle se mit à briller plus fort. Les couleurs devenaient si vives qu’Alma avait l'impression de marcher dans un pot de peinture magique. Le rouge brillait comme une cerise, l'orange comme une clémentine, et le violet comme une jolie prune.
— On y est presque ! s'écria l'Oiseau-Flûte en pirouettant au-dessus d'elle.
Alma arriva tout en haut de l'échelle. Là, elle ne vit pas de sol en terre, ni d'herbe. Elle vit un immense jardin de coton rose où flottaient des ballons de lumière. Et au milieu de ce jardin, il y avait un grand cercle d'or qui semblait un peu triste, un peu terne. C’était le dos du Soleil des Sourires.
Alma serra son panier contre son cœur. Elle avait réussi. Elle était au-dessus du monde, là où naissent les rêves et les éclats de rire.
— Bonjour le Ciel ! cria Alma en ouvrant grand ses bras. J'ai apporté les trésors !
Mais pour réveiller le Grand Soleil, Alma allait devoir faire quelque chose de très spécial. Elle allait devoir mélanger ses trois lumières pour créer le plus grand secret de la terre...
***
**À suivre...**
*Dans le prochain chapitre, Alma découvre le secret du Grand Soleil. Mais attention, pour le faire briller, elle devra utiliser son propre rire comme baguette magique !*
Un Gros Câlin au Soleil
# CHAPITRE : Un Gros Câlin au Soleil
Alma posa ses petits pieds sur le jardin de coton rose. C’était merveilleux ! À chaque pas, le sol faisait *pouf-pouf*, comme si elle marchait sur une montagne de barbes à papa géantes. Tout autour d’elle, des ballons de lumière flottaient en silence, brillant comme des petites veilleuses magiques.
Mais au centre du jardin, le Grand Soleil des Sourires ne bougeait pas. Il ressemblait à une immense galette d’or posée sur un nuage, mais une galette un peu triste. Sa couleur était terne, comme une vieille pièce de monnaie oubliée au fond d’une poche. Il ne chauffait plus, il ne brillait plus. Il attendait.
— Il a besoin de toi, Alma ! chuchota l’Oiseau-Flûte en se posant sur son épaule. Regarde, il a les rayons tout froissés.
Alma s’approcha doucement. Elle sentait que le Soleil avait froid. Elle ouvrit son panier avec précaution. À l’intérieur, ses trésors brillaient intensément.
— Ne t'inquiète pas, Monsieur le Soleil, dit Alma d'une voix douce. J'ai apporté tout ce qu'il faut pour te réveiller.
D'abord, elle attrapa les **Rires**. Elle les jeta en l’air comme on lance des confettis. *Hop !* Les rires s'échappèrent du panier en faisant des bruits de bulles de savon qui éclatent : *« Hihihi ! Ahahah ! »* Ils rebondirent sur le dos du Soleil, le chatouillant comme des petites plumes invisibles.
Le Soleil frémit un petit peu. On aurait dit qu’il essayait de ne pas rigoler.
Ensuite, Alma sortit les **Chansons**. Elles ressemblaient à de longs rubans de soie multicolores. Elle les fit danser autour du grand disque d'or. Les notes de musique s'accrochèrent aux rayons fatigués et commencèrent à fredonner une mélodie douce, une mélodie qui sentait bon le matin et le miel.
— Allez, chante avec moi ! s’écria Alma en tapant dans ses mains.
Le bord du Soleil commença à s'illuminer d'un petit liseré orange, comme une lampe qu'on allume tout doucement. Mais ce n’était pas encore assez. Il manquait le plus grand des secrets.
— Le Câlin ! s'exclama l'Oiseau-Flûte. Vite Alma, le Câlin de Lumière !
Alma plongea ses mains tout au fond de son panier et en sortit une boule de chaleur si douce qu'elle faisait pétiller ses doigts. C'était le **Gros Câlin**, celui qu'elle avait gardé précieusement. Elle s'approcha du Soleil, ouvrit grand ses bras, et se jeta contre lui.
Elle posa sa joue contre la surface dorée. C’était comme serrer un immense oreiller tout chaud qui sentait le pain grillé et les fleurs d'été. Elle ferma les yeux et murmura :
— Je t'aime, mon beau Soleil. Merci d'éclairer nos journées.
À cet instant, quelque chose de magique se produisit. Un immense courant de joie traversa le jardin de coton. Le cœur d'Alma fit *Boum-Boum*, et le cœur du Soleil fit *BADA-BOUM !*
Une immense lumière jaune, éclatante et joyeuse, explosa dans le ciel. Le gris disparut en un clin d'œil. Le Soleil devint si brillant qu'il ressemblait à un diamant de feu. Il se mit à tourner sur lui-même en ronronnant de bonheur, comme un gros chat content.
— Regarde ! cria l'Oiseau-Flûte en faisant des loopings. Tu as réussi !
Le Soleil n'était plus triste. Il était redevenu le Roi du Ciel. Ses rayons s'étirèrent très loin, redescendant l'échelle de bois, traversant les nuages, jusqu'à toucher la terre tout en bas.
Alma sentit une chaleur délicieuse sur sa peau. Elle n'avait plus besoin de son petit manteau. Le Soleil, pour la remercier, fit tomber sur elle une pluie de paillettes dorées qui sentaient la vanille.
— Oh, c'est beau... murmura Alma en faisant tourner sa robe.
En bas, dans la Vallée des Couleurs, les fleurs allaient s'ouvrir, les papillons allaient danser et les enfants allaient sortir pour jouer. Car grâce à Alma et à son gros câlin, le Soleil des Sourires était de nouveau réveillé pour illuminer le monde entier.
Alma s’assit sur le bord d’un nuage rose, les jambes ballantes, et regarda le monde briller. Elle avait le cœur aussi chaud qu’un petit goûter partagé, et elle savait qu'elle n'oublierait jamais le jour où elle avait pris le Soleil dans ses bras.
La Fête des Éclats de Rire
**CHAPITRE : La Fête des Éclats de Rire**
Alma était toujours assise sur son nuage rose, mais elle ne pouvait pas rester là-haut éternellement. En bas, le village l’attendait ! Le Soleil, qui brillait maintenant comme une grosse orange bien mûre, fit un clin d’œil à la petite fille.
— Attention Alma ! murmura-t-il d’une voix qui crépitait comme un feu de bois. Prépare-toi pour la glissade !
Soudain, un rayon de lumière plus large que les autres s’étira du ciel jusqu'à la place du village. C’était un immense toboggan doré, parsemé de poussière d’étoiles. Alma s’installa, posa ses mains sur ses genoux, et… *ZIIIIIIIP !* Elle glissa à toute vitesse, les cheveux dans le vent, en criant de joie.
— Youpiiiii !
Elle atterrit tout doucement sur l’herbe de la grande place, qui n’était plus grise du tout. Oh non ! L’herbe était devenue d’un vert si tendre qu’on aurait dit du velours. Les fleurs, qui avaient gardé leurs pétales fermés pendant si longtemps, s’ouvrirent d’un coup dans un grand *POF !* sonore. Il y en avait des bleues, des rouges, des violettes et même des jaunes à pois roses.
Tout le village se réveillait. Les volets des maisons s’ouvraient en faisant *clac-clac !* et les gens sortaient dans la rue en se frottant les yeux.
— Regardez ! s’écria le boulanger en pointant son doigt vers le ciel. Le Soleil est revenu ! Et il sent bon la brioche !
C’était vrai. L’air ne sentait plus la pluie triste, il sentait la vanille, le chocolat chaud et les fleurs de printemps. Alma vit ses amis courir vers elle. Il y avait le petit Léo, la grande Sarah et même le vieux chien Pistache qui remuait la queue si fort qu’il ressemblait à un petit ventilateur.
— Alma ! Tu as réussi ! crièrent les enfants en l’entourant.
Alma riait si fort que ses joues étaient toutes rouges.
— Le Soleil avait juste besoin d'un gros câlin et de quelques sourires, expliqua-t-elle en sautillant. Et maintenant, il veut nous voir faire la fête !
Alors, une musique merveilleuse commença à tomber du ciel. C’était le chant des oiseaux mélangé au tintement des rayons du soleil sur les fontaines. Sans attendre, tout le monde se mit à danser. Les mamies faisaient des pirouettes avec leurs tabliers, les papas jonglaient avec des pommes colorées, et les chats faisaient des bonds de chatouilles dans l'herbe.
— Et maintenant, la règle la plus importante du Soleil ! annonça Alma en montant sur un petit banc de pierre. Pour que la lumière reste toujours brillante, il faut faire le Concours des Éclats de Rire !
Elle mit ses mains derrière ses oreilles, les tira pour les faire paraître immenses, loucha un petit peu et sortit la langue en faisant :
— *Bleurp-Goulou-Goulou !*
Tous les enfants éclatèrent de rire. C’était contagieux !
Léo fit une grimace de poisson-bulle en gonflant ses joues au maximum. *Pschitt !*
Sarah se transforma en monstre-guili en agitant ses doigts devant son nez.
Même le maire du village, qui était d’habitude très sérieux, mit son chapeau à l’envers et fit semblant de marcher comme un pingouin sur de la glace.
À chaque fois qu’un rire s’envolait, une petite bulle de lumière scintillante sortait de la bouche des habitants et montait rejoindre le Soleil. Le ciel devenait de plus en plus éclatant, de plus en plus beau.
— Regardez ! s’émerveilla Alma. On dirait que le ciel danse avec nous !
Des confettis de lumière tombaient partout. On aurait dit de la neige, mais une neige chaude qui faisait des chatouilles sur le bout du nez. Alma prit les mains de ses amis et ils formèrent une immense ronde autour de la fontaine. Ils tournaient, tournaient, comme un manège enchanté.
— Tourne, tourne, petit monde, chantait Alma.
— Brille, brille, grand Soleil ! répondaient les enfants.
Le cœur d'Alma battait "poum-poum, poum-poum" de bonheur. Elle se sentait légère comme une plume. Elle comprit que tant qu’il y aurait des rires, des grimaces rigolotes et des câlins partagés, le Soleil des Sourires ne s’éteindrait plus jamais.
Le soir commençait à tomber doucement, mais ce n’était pas un soir noir et froid. C’était un soir tout doux, couleur de pêche et de miel. Le Soleil, avant de s’endormir derrière la colline, envoya un dernier rayon caresser les cheveux d'Alma, comme pour lui dire : "Merci, ma petite amie."
Et cette nuit-là, dans le village, tous les enfants firent des rêves qui sentaient la vanille et qui pétillaient de mille éclats de rire.
Le Secret du Bonheur
Voici le chapitre final du conte, écrit dans le style merveilleux et sensoriel du "Wonder Engine", conçu pour faire rêver les petits cœurs de 3 à 5 ans.
***
# CHAPITRE : Le Secret du Bonheur
Le village de Rigolo-les-Bains était maintenant tout emmitouflé dans le silence de la nuit. Les maisons semblaient dormir sous de grandes couettes de velours bleu. Mais dans la petite chambre d’Alma, il restait une lueur, une petite veilleuse dorée qui dansait sur les murs.
Alma était assise sur son lit, vêtue de son pyjama tout doux qui sentait la lavande et le biscuit chaud. Ses amis — le petit Léo, la malicieuse Mia et même le vieux chien Pistache — s’étaient installés sur le tapis de laine, les yeux grands ouverts comme des billes de verre.
— Dis-nous, Alma, chuchota Léo en serrant son doudou lapin. Comment on fait si le Soleil des Sourires s’en va encore ? Comment on fait pour ne plus jamais avoir froid dans notre cœur ?
Alma sourit. Un sourire si grand qu’il faisait remonter ses pommettes comme deux petites pommes d’amour. Elle fit signe à ses amis de s’approcher tout près, tout près, pour ne pas réveiller les étoiles.
— Écoutez bien, commença-t-elle d’une voix qui pétillait comme de la limonade. J’ai découvert le plus grand secret du monde. Le Soleil ne vit pas seulement là-haut dans le ciel, perché sur son nuage de coton. Il vit aussi... juste ici.
Elle posa sa petite main sur son cœur. *Poum-poum. Poum-poum.*
— Pour faire briller le monde, expliqua Alma, il n’y a pas besoin de baguettes magiques, ni de grandes formules compliquées comme "Abracadabra-Zim-Boum". Non, c’est beaucoup plus simple. Il suffit d’un petit rien. Un tout petit pont de lumière qu’on lance à quelqu’un.
— Un pont de lumière ? demanda Mia en fronçant son petit nez.
— Oui ! Un sourire ! s’exclama Alma. Regardez...
Alma tourna la tête vers Pistache, le chien. Elle plissa les yeux, releva les coins de sa bouche, et *Zing !* elle lui offrit un sourire éclatant. Pistache remua la queue, ses yeux brillèrent, et il lécha le bout du nez d’Alma. *Slurp !*
— Vous voyez ? dit Alma en riant. Quand on offre un sourire, c’est comme si on allumait une petite bougie dans le cœur de l’autre. Et cette bougie, elle donne envie à l’autre d’en allumer une aussi. Et bientôt, ça fait un immense feu de joie qui réchauffe toute la terre !
Les enfants se regardèrent. Mia sourit à Léo. Léo sourit à Alma. Et soudain, la chambre ne semblait plus sombre du tout. On aurait dit qu’une pluie de paillettes invisibles tombait du plafond. C’était une chaleur douce, comme une caresse de maman sur le front.
— C’est ça, le secret, murmura Alma. Le bonheur, c’est une petite graine qu’on partage. Si tu la gardes dans ta poche, elle reste toute petite. Mais si tu la donnes, elle devient une fleur géante qui sent la vanille et le sucre glace.
Elle s’allongea sous sa couette, se sentant légère, aussi légère qu’une bulle de savon prête à s’envoler vers le pays des songes.
— Demain, dit-elle en bâillant, on distribuera des sourires à tout le monde. Au boulanger, à la dame qui arrose ses fleurs, et même au gros chat gris qui fait toujours la tête. On va transformer le village en une immense fête de rayons de soleil.
Dehors, la lune montait dans le ciel, ronde et blanche comme une grosse guimauve. Elle semblait elle aussi dessiner un croissant de lune avec sa bouche, pour répondre au secret d’Alma.
— Bonne nuit, le soleil de mon cœur, souffla Alma.
— Bonne nuit, les amis des sourires, répondirent les enfants dans un soupir de bonheur.
Et tandis que les paupières d'Alma devenaient lourdes, elle sentit une dernière petite chaleur sur sa joue. Ce n'était pas le radiateur, ce n'était pas la couette. C'était simplement la magie d'un secret partagé qui brillait doucement dans le noir, comme une petite étoile qui ne s'éteindrait jamais.
Dans tout le village, les rêves commencèrent. Des rêves de toboggans en arc-en-ciel, de forêts en chocolat et de fontaines qui chantaient des chansons douces. Car désormais, tout le monde savait : tant qu'il y aurait un petit sourire à offrir, le soleil ne s'endormirait jamais vraiment.
*Chut... vous entendez ? C’est le bruit du bonheur qui fait "poum-poum" dans la nuit.*