Le Chevalier Câlin et le Roi de la Récré

Par Studio WonderJeunesse

Voici le premier chapitre de ton conte, écrit dans le style merveilleux et sensoriel du "Wonder Engine". *** # Chapitre 1 : Le Chevalier à l’Armure de Doudou Il était une fois, niché entre deux collines de barbe à papa et un grand fleuve de chocolat chaud, le Royaume des Gros Sommeils. Dans ce pa...

Le Chevalier à l'Armure de Doudou

Voici le premier chapitre de ton conte, écrit dans le style merveilleux et sensoriel du "Wonder Engine". *** # Chapitre 1 : Le Chevalier à l’Armure de Doudou Il était une fois, niché entre deux collines de barbe à papa et un grand fleuve de chocolat chaud, le Royaume des Gros Sommeils. Dans ce pays où les nuages sentent la vanille, vivait un petit garçon pas tout à fait comme les autres. Son nom était Célestin. Célestin était un chevalier. Mais attention ! Pas un chevalier qui fait « GLING-GLING » avec une armure en fer froid et qui fait peur aux dragons. Non, non. Célestin était un **Chevalier Câlin**. Ce matin-là, le soleil se leva doucement, étirant ses rayons comme de longs bras dorés pour chatouiller le nez de Célestin. — Houp-là ! s’écria le petit chevalier en sautant de son lit-nuage. C’est l’heure de s’équiper ! Célestin s’approcha de son coffre magique. Il ne contenait ni épées pointues, ni boucliers lourds. À l’intérieur, tout était doux, tout était mou, tout était *poutou*. D’abord, il enfila son armure. Elle n’était pas faite de métal, mais de la plus délicate **mousse de guimauve**. Quand il bougeait, son armure ne faisait pas de bruit de casserole, elle faisait un petit son joyeux : *« Pouic-pouic ! »*. Elle était recouverte d’un velours bleu comme le ciel de l’été, et parsemée de petits boutons en sucre qui brillaient comme des étoiles. — Oh, qu’elle est moelleuse ! murmura Célestin en se caressant le bras. On dirait que je porte un gros nuage tout chaud ! Puis, il mit son casque. C’était une cagoule en laine de mouton arc-en-ciel, avec deux grandes oreilles de lapin qui retombaient sur ses épaules. — Comme ça, je peux entendre les chuchotements des fleurs et les secrets des papillons, expliqua-t-il à son chat, Pistache, qui ronronnait entre ses jambes. Enfin, Célestin saisit son arme la plus précieuse : son épée. Mais ce n’était pas une épée qui coupe ! C’était un **traversin-magique**. Un long polochon tout blanc, rembourré avec des plumes de rêves et des éclats de rire. Célestin l’appelait « Brise-Chagrins ». — Regarde, Pistache ! cria Célestin en faisant tourbillonner son polochon. Si un ennemi arrive, je ne lui fais pas de mal. Je lui donne un grand coup de douceur ! *Pouf !* Il s’entraîna contre son oreiller. *Vlan !* Le traversin rebondit avec une tendresse infinie. *Flop !* Une petite pluie de poussière d’étoiles s’échappa du polochon, illuminant la chambre de mille étincelles dorées. Célestin se regarda dans son miroir. Il était magnifique. Ses bottes étaient de gros chaussons en forme de pattes d’ours, et son bouclier était un coussin en forme de cœur qui sentait bon la lavande. — Je suis prêt, déclara-t-il d’une voix fière mais douce. Je suis le Chevalier Câlin, protecteur des petits et des grands ! Ma mission aujourd’hui est très importante… À cet instant, un petit oiseau bleu se posa sur le rebord de sa fenêtre. Il avait l’air tout triste, ses petites ailes tremblotaient. — Oh, petit oiseau ! dit Célestin en s’approchant doucement, ses chaussons-ours faisant un bruit de coton sur le sol. Est-ce que tu as besoin d’une protection ? Le petit chevalier ne sortit pas son épée. Il ouvrit grand ses bras. Il enveloppa l’oiseau dans un coin de son armure de mousse. C’était chaud, c’était rassurant, ça sentait le doudou propre et le lait chaud. L’oiseau ferma les yeux, se blottit contre le cœur de Célestin et poussa un petit cri de joie : *« Cui-cui ! »*. En un instant, l’oiseau ne tremblait plus. Il était rempli de courage et de lumière. — Tu vois, Pistache ? dit Célestin avec un clin d’œil. La douceur, c’est la plus grande des forces. Mais alors qu’il s’apprêtait à prendre son petit-déjeuner de tartines au miel, un bruit étrange monta de la vallée, là-bas, vers la Grande École. C’était un bruit de chamaille, un bruit de grognement. C’était le bruit de la Cour de Récréation, et apparemment, quelqu’un y faisait la loi avec un peu trop de colère. Célestin ajusta ses oreilles de lapin, serra fort son traversin-magique contre lui et déclara : — Le Roi de la Récré a besoin d’une leçon de tendresse. En route pour l’aventure ! Et c’est ainsi que le petit chevalier, tout en mousse et en velours, quitta son château de coussins pour aller affronter les bouderies du monde entier, un câlin à la fois.

Le Roi de la Récré fait la moue

Voici le nouveau chapitre de l’histoire de Célestin, écrit avec la magie du "Wonder Engine" pour émerveiller les petits cœurs. *** # CHAPITRE 2 : Le Roi de la Récré fait la moue Célestin le Chevalier Câlin trottinait sur le chemin de terre qui sentait bon l’herbe mouillée et la craie de couleur. Dans ses bras, son traversin-magique était aussi léger qu’un nuage de chantilly. Pistache, le petit oiseau, s’était perché sur son épaule, ses plumes brillant comme des pépites d’or sous le soleil du matin. — Regarde, Pistache ! murmura Célestin. Nous arrivons à la Grande École. Mais en franchissant le grand portail rouge, Célestin s'arrêta net. Ses oreilles de lapin frémirent. Normalement, la cour de récréation était un grand tourbillon de rires, un orchestre de « Youpi ! » et de « Attrape-moi si tu peux ! ». Pourtant, aujourd’hui, le silence régnait. Un silence tout lourd, tout gris, comme une purée sans beurre. Au milieu du bac à sable, trônait le petit Arthur. On l’appelait « Le Roi de la Récré » parce qu’il avait une couronne en papier doré un peu de travers sur la tête. Mais aujourd’hui, Arthur ne souriait pas. Sa lèvre inférieure avançait très fort, comme un petit balcon boudeur. Il faisait la plus grosse moue de toute l’histoire des récréations. Ses sourcils ressemblaient à deux petites chenilles noires toutes fâchées. Et surtout… Arthur était assis sur une montagne ! Une montagne de ballons rouges, de ballons bleus, de seaux jaunes et de camions en plastique. Il serrait tout contre lui, ses bras potelés entourant le maximum de jouets possible. — C’est à moi ! grogna le Roi de la Récré quand il vit Célestin approcher. Tout est à moi ! Le sable est à moi, les ballons sont à moi, et même le vent est à moi ! Allez-vous-en ! Célestin fit un petit pas de côté, ses chaussons en velours faisant un bruit de *« pouf-pouf »* sur le sol. — Oh là là, Messire Arthur, dit Célestin avec une voix douce comme une caresse. Ta montagne de jouets est magnifique ! On dirait un arc-en-ciel qui s’est endormi dans le sable. Arthur fronça encore plus les sourcils. — Ce n’est pas pour jouer ! C’est pour garder ! Si je prête, je n'aurai plus rien. Et si je n'ai plus rien, je ne suis plus le Roi ! Le petit chevalier s’assit au bord du bac à sable, sans toucher à rien. Il posa son traversin-magique sur ses genoux. Le tissu du traversin commença à briller d’une petite lumière rose tendre, une lumière qui sentait bon le lait chaud et la vanille. — Tu sais, Arthur, murmura Célestin, quand on garde tout pour soi, le cœur devient un peu comme un château dont on a fermé tous les volets. Il fait tout noir à l’intérieur, et on finit par avoir froid, même sous le soleil. Arthur regarda ses ballons. Il en avait tellement qu'il ne pouvait même pas en lancer un seul. S’il bougeait, tout s’écroulait. Il était prisonnier de son propre trésor. Une petite larme, ronde comme une perle d'eau, commença à briller au coin de son œil. — Je… je m’ennuie, avoua le Roi de la Récré dans un souffle. Mais je ne sais plus comment faire pour arrêter d'être fâché. Ma moue est coincée ! Célestin sourit. C’était le moment d’utiliser la magie de la tendresse. — Approche ton oreille, Messire Arthur. Mon traversin-magique a un secret pour toi. Curieux, le Roi de la Récré laissa tomber un seau bleu pour s’approcher. Célestin tendit son oreiller tout mou, tout doux. Arthur posa sa joue contre le tissu de velours. *« Chut… chut… »* semblait chuchoter le traversin. Célestin commença à chanter doucement : *« Un ballon pour toi, un ballon pour moi,* *Le rire s’envole sous le toit.* *La main serrée, le cœur léger,* *C’est bien plus beau de partager. »* Soudain, la magie opéra. Les chenilles fâchées sur le front d’Arthur s’envolèrent. Sa lèvre boudeuse rentra à sa place. Un grand soupir de soulagement sortit de sa poitrine, comme si on venait de lui enlever un sac de pierres lourdes. — C’est tout mou… murmura Arthur. Ça fait comme un câlin dans mon ventre. Le Roi de la Récré regarda alors autour de lui. Il vit les autres enfants qui regardaient de loin, avec des yeux un peu tristes. Il prit le plus beau ballon, un ballon vert pomme qui brillait au soleil, et il le lança vers Célestin. — Attrape, Chevalier Câlin ! On joue ? Célestin attrapa le ballon en riant. — On joue ! En un instant, la cour de récréation se remplit de couleurs. Arthur distribuait ses seaux et ses camions comme s’il offrait des fleurs. La « moue » avait disparu, remplacée par un sourire si grand qu’il semblait illuminer tout le bac à sable. Pistache l’oiseau s’envola en faisant des pirouettes dans le ciel. La mission de Célestin était réussie : le Roi de la Récré n’était plus tout seul sur sa montagne, il était entouré d’amis. Mais alors que le jeu battait son plein, un nouveau bruit retentit derrière le grand toboggan… Un bruit de *« Snif, snif »*. Quelqu’un d’autre avait besoin d’un peu de magie douillette. Célestin serra son traversin sous son bras, prêt pour la suite de l'aventure. Car là où il y a un chagrin, le Chevalier Câlin n'est jamais loin.

Le Départ pour l'Aventure

# Chapitre : Le Départ pour l’Aventure Le soleil brillait de mille feux dans la cour de récréation. On aurait dit que chaque grain de sable était un petit diamant qui rigolait. Arthur, le Roi de la Récré, faisait rouler ses camions rouges avec un grand sourire. Tout était calme, tout était doux, comme une tartine de confiture. Mais soudain, le vent apporta un petit bruit aux oreilles de Célestin. *« Snif… snif… »* C’était un bruit tout petit, tout triste, caché derrière le Grand Toboggan Vert. Le Grand Toboggan, c’était comme une montagne géante qui touchait presque les nuages. C’était là-bas que l’aventure appelait notre héros. Célestin, le Chevalier Câlin, redressa sa cape (qui ressemblait beaucoup à son gilet bleu déboutonné). Il serra très fort son fidèle traversin, celui qui sentait bon la lavande et le dodo. — Pistache ! appela-t-il doucement. Le petit oiseau jaune vint se poser sur son épaule dans un frou-frou de plumes de soie. — *Cui-cui !* gazouilla Pistache. *Il y a un cœur qui a besoin de nous, Chevalier !* Célestin hocha la tête avec sérieux. Un bon chevalier ne part jamais à l’aventure sans être préparé. Il s’assit sur le bord du bac à sable, son quartier général, et ouvrit son sac à dos imaginaire. C’était un sac invisible, tissé avec des rayons de lune et des fils de sucre glace. — Voyons voir, murmura Célestin en fouillant dans ses poches. Qu’est-ce qu’il me faut pour consoler un gros chagrin ? D’abord, il attrapa des **Bisous Magiques**. Il fit semblant d’en attraper plein dans l’air, comme si c’étaient des bulles de savon invisibles. — Un bisous-papillon qui vole sur les joues… un bisous-esquimau pour le bout du nez… et un grand bisous-ours pour les gros bobos ! Il les rangea délicatement dans son sac, en faisant bien attention de ne pas les écraser. Les bisous magiques, c’est très fragile, c’est doux comme une plume de poussin. Ensuite, il lui fallait son arme secrète : les **Chatouilles de Secours**. Célestin agita ses doigts en l’air. *Guili-guili-guili !* Ses doigts frétillaient comme des petits poissons rigolos. — Hop ! Dans la poche droite ! dit-il en riant. Les chatouilles de secours étaient très importantes. Elles servaient à chasser les « Gris-Gris », ces petits nuages sombres qui s’installent parfois dans les yeux des enfants. Une petite chatouille sous le bras, une autre sur le ventre, et hop ! Le rire revient comme un feu d’artifice de couleurs. — Je suis prêt ! déclara Célestin. Il se leva, les pieds bien ancrés dans le sable chaud. Il regarda vers le Grand Toboggan Vert. Pour un petit garçon de quatre ans, la cour de récréation était un royaume immense. Il fallait traverser la Forêt des Jambes (là où les grands de l’école couraient très vite), passer à côté du Royaume des Balançoires qui grincaient comme des dragons, et enfin atteindre la Montagne de Fer. — On y va, Pistache ? — *Cui-cui ! En avant !* Célestin commença sa marche. À chaque pas, ses baskets faisaient un petit bruit de tambour sur le sol : *Poum, poum, poum.* En chemin, il croisa Arthur qui faisait rouler son ballon vert pomme. — Tu vas où, Chevalier Câlin ? demanda le Roi de la Récré. — Je pars en mission, répondit Célestin d’une voix courageuse. Il y a un « Snif-snif » derrière la montagne. Je dois aller porter mes bisous. Arthur ouvrit de grands yeux admiratifs. — Oh ! Alors prends mon camion de pompier, il va plus vite pour les urgences de câlins ! Célestin accepta le prêt avec un grand sourire. Il monta sur le petit camion en plastique et poussa sur ses jambes. *Vroum ! Vroum !* Le Chevalier Câlin filait maintenant comme l’éclair, sa cape volant derrière lui, son traversin bien calé sur le siège. L’air sentait bon la craie et l’herbe coupée. Le monde semblait briller un peu plus fort à chaque fois que Célestin s’approchait du but. Il se sentait grand, il se sentait fort, non pas pour se battre, mais pour soigner les cœurs. Arrivé au pied du toboggan, il s’arrêta. Le bruit de pleurs était plus fort ici. *« Snif… snif… »* Célestin descendit de son camion de pompier. Il tapota son sac invisible pour vérifier que ses bisous magiques n’étaient pas tombés. Il sentit les chatouilles de secours s’agiter dans sa poche, prêtes à bondir. — Ne t’inquiète pas, petit bruit de tristesse, chuchota Célestin pour lui-même. Le Chevalier Câlin arrive avec son armée de douceur. Il contourna lentement le grand pilier vert, le cœur battant comme un petit tambour de fête. L’aventure commençait vraiment, et elle allait être aussi merveilleuse qu’un gros câlin de maman.

Le Toboggan Tout Triste

# Chapitre : Le Toboggan Tout Triste Célestin contourna le grand pilier vert en marchant sur la pointe des pieds, comme s’il marchait sur des nuages de coton. Ses petites bottes rouges faisaient un bruit joyeux sur le sol : *Flic-floc, flic-floc.* Soudain, il s’arrêta net. Ses grands yeux s’ouvrirent tout grands, ronds comme des billes de lumière. Là, juste devant lui, se tenait le Grand Toboggan Bleu. Mais ce n’était pas un toboggan ordinaire aujourd’hui. Ses rampes semblaient fatiguées, toutes tombantes, et son long dos en métal ne brillait plus sous le soleil. Il ressemblait à une grosse langue de géant, toute triste et un peu grise. — *Ouin... ouin... snif...* Le bruit venait de là ! Le Toboggan pleurait de grosses larmes de rosée qui glissaient le long de sa pente en faisant : *Ploc… ploc… gliss…* Célestin, le Chevalier Câlin, s’approcha doucement. Il posa son fidèle traversin par terre, comme on pose un trésor, et mit ses mains sur ses hanches. — Bonjour, Monsieur Toboggan ! dit-il d’une voix douce, comme une caresse de plume. Pourquoi as-tu le cœur tout gris aujourd'hui ? Le Toboggan poussa un long soupir qui fit vibrer le sol. *Gling-gling-gling…* — Oh, petit Chevalier… répondit le Toboggan avec une voix de métal qui grince un peu. Regarde-moi. Je suis tout seul. Personne n’est venu s’asseoir sur mon dos depuis très, très longtemps. Mes fesses sont froides et mon ventre s’ennuie. Je suis fait pour les *« Vroum ! »*, pour les *« Youpi ! »* et pour les rires qui éclatent. Sans les enfants qui glissent, je ne suis qu’un vieux morceau de ferraille inutile… *Snif.* Une grosse larme toute froide roula jusqu’aux pieds de Célestin. Le Chevalier Câlin sentit une petite pointe dans son cœur. Il détestait voir ses amis de la récréation avoir de la peine, même s’ils étaient faits de fer et de peinture bleue. — Mais tu n’es pas inutile ! s’exclama Célestin en agitant ses petits doigts. Tu es le roi de la vitesse ! Tu es le pont magique qui descend vers le sable doré ! — Je me sens tout gelé à l’intérieur, murmura le Toboggan en tremblant de toutes ses marches. J’ai besoin de chaleur, mais le soleil m’a oublié derrière le grand arbre. Célestin sourit. Il savait exactement quoi faire. C’était le moment d’utiliser sa botte secrète, celle qui soigne les bobos de l’âme et les ventres tout froids. — Ne bouge pas, Monsieur Toboggan ! Le Chevalier Câlin va te réchauffer ! Célestin ouvrit ses bras très, très larges, aussi larges que le ciel. Il s’approcha du pied du toboggan et, d’un coup, il l’entoura de toute sa force. C’était un Câlin de Géant. Un câlin qui sentait la cannelle et le savon à bulles. — *Mmmh…* fit Célestin en collant sa joue contre le métal frais. Puis, il attrapa son traversin magique et commença à frotter doucement la rampe du toboggan. *Chouc-chouc-chouc !* Il frotta si bien que le métal commença à briller. Il sortit de sa poche ses fameuses « chatouilles de secours » et les envoya d’un geste gracieux vers les marches. — Attrape les bisous magiques ! cria-t-il joyeusement. Et là, quelque chose d'extraordinaire se produisit. Sous la chaleur du câlin de Célestin, le Toboggan commença à changer. Ses larmes de rosée se transformèrent en petites étincelles d’argent. Son bleu, autrefois terne, devint aussi éclatant qu’un lagon des îles lointaines. Le Toboggan ne pleurait plus. Il se mit à vibrer, mais cette fois-ci, c’était un ronronnement de plaisir, comme celui d’un gros chat qui reçoit une caresse derrière les oreilles. — Oh… murmura le Toboggan. Je sens des petits guilis dans mon échelle ! Mon ventre est tout chaud, Chevalier Câlin. Merci ! Je me sens redevenir fort, fort comme un lion de glissade ! Célestin recula d’un pas, fier comme un petit coq. Ses joues étaient toutes roses d'avoir tant serré le toboggan. — Tu vois ? dit Célestin en ajustant sa cape. Un gros câlin, et tout va bien ! Maintenant, tu es prêt pour les grandes aventures. Le Toboggan brilla de mille feux sous un rayon de soleil qui perçait enfin les feuilles des arbres. Il semblait dire : « Monte, Chevalier ! Viens tester ma magie ! » Célestin grimpa les marches quatre à quatre, son traversin sous le bras. Arrivé en haut, il regarda la cour de récréation. Elle semblait immense, pleine de mystères à découvrir. Il s’installa, bien droit sur son camion de pompier imaginaire. — Attention ! Le Chevalier Câlin descend à la vitesse du rire ! Un… deux… trois… PARTEZ ! *VROUUUUUM !* Célestin glissa comme une étoile filante. Le vent lui chatouilla les oreilles, sa cape claqua derrière lui, et il atterrit dans le sable avec un grand *Pouf !* sonore. Le Toboggan laissa échapper un petit tintement joyeux. Il était guéri. Célestin se releva, secoua le sable de ses genoux et reprit son volant. Mais l'aventure ne faisait que commencer. Au loin, derrière le bac à sable, il entendit un autre petit bruit. Un bruit de colère, cette fois. Quelqu’un, ou quelque chose, avait besoin de sa douceur légendaire. — En avant, mon fier destrier ! s’écria-t-il en remontant sur son camion. Le Roi de la Récré nous attend peut-être, mais nous avons encore des cœurs à éclairer ! Et le petit Chevalier Câlin repartit, son traversin en bandoulière, laissant derrière lui un toboggan qui souriait de tout son long.

La Rencontre avec la Balançoire

Voici le nouveau chapitre de l’histoire de Célestin, écrit dans le style merveilleux et sensoriel du "Wonder Engine". *** ### CHAPITRE : La Rencontre avec la Balançoire Célestin, le Chevalier Câlin, pédalait de toutes ses forces sur son camion de pompier imaginaire. *Pin-pon ! Pin-pon !* Ses petites chaussures de toile soulevaient des nuages de poussière de fée au bord du chemin. Sous son bras, son fidèle traversin — son bouclier de douceur — restait bien serré, prêt à bondir pour consoler le monde entier. Soudain, il freina si fort que ses pieds firent un petit *Screetch !* sur le gravier rose. Devant lui, là où le soleil dessinait des cercles d'or sur l'herbe, se tenait la Grande Balançoire. Mais elle ne ressemblait pas à une balançoire joyeuse. Elle était toute tordue, ses chaînes d’argent croisées comme des bras boudonneurs. — *SCRIIIII-OUI-KRAAAAA !* Le bruit monta dans les airs, grinçant et pointu comme une petite épine. C’était un cri de colère, un cri tout rouillé qui faisait cligner les yeux. La Balançoire oscillait de droite à gauche, saccadée, comme si elle tapait du pied sur le ciel. Célestin descendit de son camion avec une grâce de chevalier. Il s’approcha doucement, ses mains tendues comme pour caresser un chaton un peu sauvage. — Holà, Belle Dame de Fer ! murmura-t-il d'une voix de miel. Pourquoi tes chaînes font-elles une soupe de grimaces ? La Balançoire répondit par un nouveau grincement, plus fort encore : — *KIIIIIII-IIIIII !* On aurait dit qu’elle disait : « Je suis de mauvaise humeur ! Je suis coincée ! Je ne veux plus voler ! » Ses sièges en caoutchouc noir pendaient tristement, comme de grosses lèvres qui font la moue. Célestin comprit tout de suite. La Balançoire n’était pas méchante, elle était juste « emmêlée de l’intérieur ». Elle avait oublié comment se laisser porter par le vent. Alors, le Chevalier Câlin posa son traversin sur le sable pour s'en servir de coussin et s'assit juste en face d'elle. — Tu sais, Dame Balançoire, commença-t-il en ajustant sa cape de velours bleu, mon grand-père dit toujours que quand le cœur grince, il faut mettre un peu d’huile de rire dans les rouages. La balançoire s'arrêta de bouger, intriguée. Un petit oiseau s’installa sur le portique pour écouter. Célestin prit une grande inspiration, gonfla ses joues comme des ballons de baudruche, et s'exclama : — Écoute bien ! C’est l’histoire d’une petite vache qui voulait devenir un nuage. Elle s’appelait Marguerite. Un jour, elle a grimpé tout en haut d’une colline, elle a fermé les yeux, elle a agité ses oreilles très vite comme des hélices, et elle a crié : « MEUH-LICO-PTÈRE ! » Célestin fit de grands gestes avec ses mains, imitant les oreilles de la vache qui tournent. — Mais au lieu de s’envoler, Marguerite a fait un énorme prout de joie qui a fait s'envoler toutes les marguerites du pré ! Elles se sont accrochées à ses taches noires, et la vache s'est retrouvée déguisée en bouquet de fleurs géant ! Elle était tellement ronde et fleurie que les abeilles l’ont prise pour une île aux trésors et ont essayé de lui chatouiller les naseaux avec leurs petites pattes poilues ! Célestin se mit à mimer une abeille : — *Bzzzz-bzzzz-guili-guili !* La Balançoire resta silencieuse un instant. Le vent sembla retenir son souffle. Puis, tout doucement, un petit son monta du sommet du portique. Ce n’était plus un cri pointu. C’était un *Hi-hi-hi* métallique, un petit gloussement d’acier. — *Tic... tac... hihi...* fit la Balançoire. Elle commença à bouger, mais cette fois, ses chaînes ne grincaient plus. Elles chantaient. Le rire de Célestin s’envola et vint graisser les boulons fâchés. La Balançoire se mit à se balancer d'avant en arrière, avec la souplesse d'un ruban de soie. *Frouuuuu... Chuuuuu... Frouuuuu... Chuuuuu...* C’était le bruit d’une respiration calme. La Balançoire était redevenue un berceau pour les rêves. Elle invitait les enfants à venir toucher les nuages. Célestin se releva, ramassa son traversin et tapota doucement le montant en métal, qui était maintenant tout chaud sous le soleil. — Voilà qui est mieux, Madame la Voyageuse. On ne grince pas quand on a des fleurs dans la tête et des blagues dans les oreilles. La Balançoire lui envoya une petite brise fraîche sur le visage en guise de merci. Célestin remonta sur son camion de pompier, le cœur léger comme une bulle de savon. Il jeta un coup d'œil vers le grand chêne au fond du parc. Là-bas, sous l'ombre majestueuse, se dressait un château de bois avec des drapeaux colorés. C’était là qu’il se trouvait. Le Roi de la Récré. — En route, mon fidèle destrier ! s’écria le Chevalier Câlin. Nous avons une mission royale à accomplir ! Et dans un tourbillon de rires et de poussière d'étoiles, le petit garçon s'élança vers le plus grand mystère de la cour d'école.

Au Pied du Château de Sable

**CHAPITRE : AU PIED DU CHÂTEAU DE SABLE** Le petit camion de pompier rouge de Célestin avançait en faisant un bruit de grelot enchanté : *clic-clic, pouet-pouet !* Ses jambes pédalaient avec courage, traversant l’immense océan de goudron de la cour d’école. Devant lui, le Grand Chêne semblait toucher le plafond du ciel. À ses pieds, le bac à sable s’étalait comme un désert de poudre d’étoiles dorées. C’est là que se dressait le Château. Un édifice majestueux de bois sombre, avec des tours qui montaient très haut, des échelles qui ressemblaient à des pattes d’araignées géantes et un toboggan qui brillait comme un éclair d’argent. Mais au sommet de la plus haute tour, il y avait un petit nuage noir. Pas un vrai nuage de pluie, non. Un nuage de colère. C’était Hugo. On l’appelait le Roi de la Récré. Il portait une casquette à l’envers en guise de couronne et tenait un seau bleu comme s’il s’agissait d’un sceptre magique. En voyant approcher le Chevalier Câlin, Hugo fronça ses sourcils, qui devinrent deux petites chenilles fâchées. — **HALTE-LÀ !** cria le Roi de la Récré d’une voix qui fit trembler les feuilles du chêne. **C’EST À MOI ! TOUT EST À MOI !** Sa voix rebondit contre les planches de bois : *À moi… à moi… à moi…* comme un écho de tambour un peu trop fort. Hugo serrait ses petits poings. Il gardait la porte du château comme un dragon qui surveille son trésor de biscuits. Célestin arrêta son fidèle destrier à roulettes juste au bord du sable. Le vent fit voleter les rubans de son traversin magique. N’importe quel autre chevalier aurait eu un petit peu peur. N’importe quel autre chevalier aurait peut-être boudé ou crié plus fort pour récupérer une place sur le toboggan. Mais Célestin n’était pas un chevalier ordinaire. Il était le Chevalier Câlin. Il ne gronda pas. Il ne fit pas de moue triste. Au lieu de cela, il descendit de son camion avec la douceur d’une plume qui se pose sur l’herbe. Il serra son traversin contre son cœur, sentant l’odeur de la lessive à la lavande et du doudou bien aimé. Puis, il leva la tête vers le Roi Hugo. Célestin fit alors quelque chose de magique, quelque chose que les fées appellent « le rayonnement du cœur ». Il ne sourit pas seulement avec sa bouche. Il sourit avec ses yeux. Ses yeux devinrent deux petites étoiles pétillantes, remplies de lumières bleues et de pépites de gentillesse. C’était un regard qui disait : *« Je vois que tu es fâché, mais je vois aussi que tu es un super copain. »* Le Roi Hugo, tout en haut de sa tour, resta la bouche grande ouverte. Il s’attendait à une bataille de cris, à une tempête de pieds qui tapent le sol. Mais face à ce regard aussi doux qu’un chocolat chaud avec des guimauves, sa colère commença à fondre. — Le château est très beau, Sire Hugo, dit Célestin d’une voix calme, comme un murmure de ruisseau. On dirait qu’il est fait en pain d’épices et en rayons de soleil. Hugo cligna des yeux. Les deux petites chenilles au-dessus de son regard s’envolèrent pour laisser place à de la surprise. Il regarda son seau bleu, puis il regarda ce petit chevalier qui ne voulait rien lui voler, mais qui semblait simplement vouloir partager un peu de lumière. — C’est… c’est mon château, répéta Hugo, mais cette fois, sa voix était plus petite, comme un ballon qui se dégonfle doucement. J’ai construit un tunnel pour les fourmis-princesses. — Oh ! Un tunnel pour les fourmis-princesses ! s’émerveilla Célestin en s’approchant d’un pas de velours. Est-ce qu’elles ont besoin d’un oreiller de nuage pour se reposer après leur voyage ? Célestin tendit un petit bout de son traversin tout moelleux. Le Roi de la Récré lâcha son seau. Le silence revint sous le Grand Chêne, un silence brodé de chants d’oiseaux. Le bac à sable ne ressemblait plus à un champ de bataille, mais à un immense terrain de jeu qui n’attendait que des amis. Le Chevalier Câlin venait de gagner la plus belle des victoires : celle où personne ne perd, et où tout le monde gagne un sourire. — Monte, murmura Hugo en se poussant un peu pour laisser de la place sur le pont de bois. Mais fais attention, les fourmis dorment encore. Célestin grimpa l’échelle, son traversin sous le bras, prêt à transformer le royaume de bois en un paradis de douceur. La mission royale ne faisait que commencer.

L'Attaque des Chatouilles

Voici le chapitre suivant de ton conte, écrit dans le style merveilleux et sensoriel de la « Wonder Engine ». *** ### Chapitre : L'Attaque des Chatouilles Sur le haut pont de bois, le temps semblait avoir suspendu son vol. Hugo, le Roi de la Récré, restait assis, le dos bien droit, comme s'il portait une couronne invisible et un peu trop lourde pour lui. Ses sourcils faisaient encore une petite montagne de soucis au milieu de son front. Il regardait ses mains pleines de sable, cherchant comment redevenir un grand roi alors que son cœur avait surtout envie de faire des galipettes. Célestin, le Chevalier Câlin, observait son ami avec ses grands yeux couleur de ciel. Il sentait bien que sous la carapace de "Roi Grincheux", il y avait un petit garçon qui attendait une étincelle de joie. — Dis, Hugo, murmura Célestin en agitant doucement les pompons de son traversin. Est-ce que tu savais que les fourmis-princesses ont un secret pour faire pousser les fleurs plus vite ? Hugo tourna la tête, intrigué. — Un secret ? Quel genre de secret ? Célestin s’approcha en glissant sur ses chaussons de velours, faisant le moins de bruit possible, comme un chat sur un tapis de mousse. — Elles utilisent… l’Attaque des Doigts-Papillons ! Avant qu’Hugo n’ait pu demander ce que c’était, Célestin lança l’offensive la plus douce de toute l’histoire des chevaliers. Ses doigts, agiles et légers comme des plumes de colibri, vinrent danser sur les côtes du Roi de la Récré. *Guili, guili, guili !* C’était une attaque de chatouilles magiques. Elles ne piquaient pas, elles ne faisaient pas mal, elles pétillaient simplement sur la peau comme des petites bulles de limonade. — Oh non ! Pas les chatouilles ! s’écria Hugo en essayant de garder son sérieux. Un Roi… un Roi ne doit pas… hi hi ! Un Roi ne doit pas rigoler ! Mais les doigts de Célestin étaient partout à la fois. Ils voyageaient sous les bras, faisaient des petits bonds de kangourou sur le ventre et venaient même titiller le creux du cou d’Hugo. C’était comme si mille petits lutins farceurs venaient de décider que c'était l'heure de la fête. — Attention ! Voici le Grand Tourbillon des Guilis ! s’exclama Célestin en faisant tournicoter son traversin moelleux contre les flancs d'Hugo. La forteresse du Roi Grincheux commença à se fissurer. Un petit bruit s'échappa de la bouche d'Hugo. C’était un son clair, cristallin, comme une petite clochette d’argent qui tinte dans le vent. Puis, le son grandit, s’arrondit, et devint un immense éclat de rire qui s'envola jusqu’à la cime du Grand Chêne. — Arrête ! Célestin ! Je… je vais tomber de mon trône ! riait Hugo en se tortillant comme un petit ver de terre rigolo. Hugo se laissa rouler sur le pont de bois, oubliant ses grands airs de monarque. Il n’était plus le Roi de la Récré qui commande, il était simplement Hugo qui s’amuse. Son rire était contagieux, si fort et si vrai que même les oiseaux s’arrêtèrent de chanter pour l’écouter. Célestin s’arrêta un instant, le visage rayonnant. — Regarde Hugo ! La montagne sur ton front a disparu ! Le soleil est revenu sur tes joues ! Et c’était vrai. Le visage d’Hugo était devenu tout rose, ses yeux brillaient comme deux billes de verre et un immense sourire barbouillait sa figure de bonheur. La colère et la solitude s’étaient envolées, emportées par le vent des chatouilles. Hugo s’assit, un peu essoufflé, et regarda Célestin avec une étincelle nouvelle dans le regard. — C’est… c’est une arme très puissante que tu as là, Chevalier Câlin. Elle fait fondre les grognements plus vite que le soleil ne fait fondre la glace. Célestin tendit alors un bout de son traversin à Hugo. — C’est parce que c’est une arme de paix. On ne peut pas être fâché quand on a des guilis dans le ventre. On a l’impression d’avoir avalé un arc-en-ciel. Hugo attrapa le coin du traversin. C’était si doux qu’il eut l’impression de caresser un nuage de barbe à papa. Il ne se sentait plus seul sur son pont de bois. Il ne se sentait plus obligé d'être le plus fort ou le plus sévère. — On continue de construire le tunnel ? demanda-t-il d'une voix douce. Mais cette fois, on pourrait faire une salle de bal pour que les fourmis puissent danser et rigoler elles aussi. Célestin hocha la tête avec enthousiasme. Sous le soleil de l’après-midi, le royaume de la récréation venait de découvrir sa loi la plus importante : ici, le rire était le seul trésor qui comptait, et le Chevalier Câlin en était le gardien le plus précieux.

Le Câlin qui Change Tout

Voici le dernier chapitre de l'histoire, écrit dans le style merveilleux et sensoriel du "Wonder Engine". *** # Chapitre : Le Câlin qui Change Tout Le soleil brillait tout rond dans le ciel, comme une grosse pièce d’or qui surveillait le bac à sable. Hugo, que tout le monde appelait le « Roi de la Récré », regardait ses mains. Pour la première fois, il ne voulait plus donner d’ordres. Il ne voulait plus froncer les sourcils pour paraître important. Il avait juste envie de sentir la douceur du doudou-traversin de Célestin contre sa joue. Célestin, le petit Chevalier Câlin, vit une petite larme briller dans le coin de l’œil d’Hugo. C’était une larme toute timide, comme une goutte de rosée sur un pétale. — Oh, mais ton cœur est en train de fondre comme du chocolat ! s’exclama Célestin avec un sourire qui éclairait tout son visage. Alors, sans attendre une seconde de plus, le Chevalier Câlin lâcha son épée en carton et ouvrit ses bras tout grands, comme les ailes d’un grand oiseau de coton. Il s'approcha d'Hugo et… *Zou !* Il l’entoura d'un énorme, d'un immense, d'un gigantesque câlin. C’était un câlin qui sentait bon la brioche chaude et la lessive à la lavande. C’était un câlin si moelleux qu’on aurait dit que les deux garçons étaient tombés dans un immense nuage de guimauve. Au début, Hugo resta tout raide, comme un petit soldat de bois. Son cœur faisait *tic-tac, tic-tac* de façon un peu serrée. Mais très vite, la chaleur de Célestin se diffusa en lui. La « couronne » invisible qui lui serrait la tête depuis le matin sembla s’envoler. Ses épaules, d'habitude si hautes et si dures, redescendirent doucement. — C’est doux… chuchota Hugo dans le cou de Célestin. On dirait que j’ai un petit radiateur tout chaud dans le ventre. — C’est la magie du câlin, répondit Célestin en serrant encore un peu plus fort. Ça chasse les courants d’air de solitude. Quand on est tout seul, on a le cœur un peu froid. Mais à deux, on est comme une petite cheminée qui pétille ! Hugo ferma les yeux. Il comprit alors quelque chose de merveilleux : être le « Roi » et commander tout le monde, c’était fatigant. C’était comme porter un manteau trop lourd pour ses petites épaules. On se sentait fort, mais on se sentait vide. Alors qu’ici, dans les bras du Chevalier Câlin, il se sentait rempli de lumière. Il se rendit compte que jouer tout seul sur son pont de bois, en criant sur les autres, ce n’était pas vraiment s’amuser. C’était juste faire du bruit pour ne pas entendre le silence. — Tu sais, Célestin, murmura Hugo en se reculant doucement, j’aimais bien dire que j’étais le chef… mais c’est beaucoup plus rigolo de sentir ton doudou et de construire des tunnels avec toi. Être un roi, c'est un peu ennuyeux si on n'a pas de copains pour danser dans le château. Célestin sautilla de joie, ses boucles blondes dansant autour de son visage. — Alors on va transformer ton royaume ! Ce ne sera plus le Royaume du "C'est à moi", ce sera le Royaume du "On joue ensemble" ! Les deux garçons se mirent au travail. Leurs mains s'enfonçaient dans le sable frais. Hugo ne donnait plus d’ordres, il proposait des idées. — Regarde, Célestin ! Si on mettait des petits cailloux brillants ici, ce serait les lumières de la salle de bal pour les fourmis ! — Oh oui ! Et on peut utiliser des feuilles d'automne pour faire des tapis tout doux ! ajouta le Chevalier Câlin. Le rire d'Hugo éclata, un rire clair qui ressemblait au tintement d'une clochette d'argent. Il ne se sentait plus seul. Il ne se sentait plus sévère. Il était juste Hugo, un petit garçon avec du sable sur les genoux et de la joie plein les poches. D’autres enfants, intrigués par ce nouveau rire, s’approchèrent doucement. Ils virent que le Roi ne grognait plus. Ils virent que le Chevalier Câlin avait partagé son trésor de douceur. Alors, un par un, ils s'assirent autour du tunnel. Ce jour-là, dans le bac à sable, on ne vit pas de batailles, ni de colères. On vit juste une grande farandole de mains qui construisaient ensemble. Car le Chevalier Câlin avait réussi sa plus belle mission : il avait montré au Roi que le plus grand pouvoir au monde, ce n'était pas de commander, mais d'ouvrir ses bras pour laisser entrer un ami. Et tandis que la cloche de la fin de récréation sonnait, Hugo serra la main de Célestin. Il n'avait plus besoin de couronne, car il avait trouvé quelque chose de bien plus précieux : un véritable copain.

La Grande Fête des Jouets

**CHAPITRE : LA GRANDE FÊTE DES JOUETS** Le soleil de l’après-midi brillait comme une grosse pièce d’or dans le ciel bleu coton. Dans la cour de récréation, le silence s’était envolé pour laisser place à un murmure joyeux, doux comme le battement d’ailes d’un papillon. Hugo, que tout le monde appelait autrefois le « Roi de la Récré », ne portait plus sa couronne de carton pointue. À la place, il arborait le plus beau des ornements : un sourire qui allait d’une oreille à l’autre, un sourire qui disait « Bienvenue ». Hugo se tourna vers son grand coffre en bois, celui qu’il gardait d’habitude jalousement, comme un dragon protégeant son trésor. Mais aujourd'hui, ses mains ne tremblaient pas de colère. Elles tremblaient d’excitation. — Regarde, Célestin ! s’exclama Hugo en ouvrant le couvercle avec un petit *crac* joyeux. À l’intérieur, une montagne de ballons de toutes les couleurs attendait de s'envoler. Il y en avait des rouges comme des cerises bien sucrées, des bleus comme le fond de l’océan, et des jaunes qui brillaient comme des petits soleils en plastique. Célestin, le Chevalier Câlin, ajusta sa cape imaginaire et tapa des mains. — C’est le moment, Hugo ! C’est le moment de la Grande Fête ! Hugo attrapa un premier ballon rouge. Il s’approcha de la petite Léa, qui restait encore un peu cachée derrière le grand toboggan vert. — Tiens, Léa, dit-il d’une voix douce, comme une caresse. C’est pour toi. Pour qu’on joue ensemble. Léa ouvrit des yeux ronds comme des billes. Elle prit le fil de laine et sentit le ballon danser au bout de ses doigts. — Merci, Hugo ! s’écria-t-elle en sautillant. Alors, ce fut comme une pluie de confettis invisibles. Un par un, les enfants s’approchèrent. Hugo ne commandait plus, il offrait. Il ne disait plus « C’est à moi ! », il disait « Voilà pour toi ! ». Il y avait des ballons qui s'entrechoquaient en faisant des petits bruits de tambours tout mous : *pouet, pouet, ploc !* Le Chevalier Câlin, lui, veillait sur la fête. Il allait d’un groupe à l’autre, distribuant des tapes amicales sur les épaules et des mots qui sentaient bon la vanille. — Venez tous ! appelait-il. Le Royaume de la Récré est devenu le Royaume des Amis ! Bientôt, la cour se remplit de nouveau. Les camions de pompiers recommencèrent à rouler en faisant *pin-pon*, les poupées partirent en voyage dans des carrosses de sable, et les dinosaures en plastique se mirent à danser la polka plutôt que de se bagarrer. Les rires des enfants montaient vers les nuages, faisant vibrer les feuilles du grand chêne. — Célestin, regarde ! dit Hugo en montrant la cour animée. On dirait que les jouets sont plus brillants qu’avant. Célestin sourit. Il savait pourquoi. Quand on partage un jouet, c’est comme si on lui donnait un cœur. Le plastique devenait magique, le bois devenait précieux, et le sable se transformait en poussière d’étoiles. — C’est la bataille de la gentillesse, répondit le Chevalier Câlin. Et devine quoi, Hugo ? On a gagné ! Les deux garçons se mirent à courir ensemble, leurs ballons flottant derrière eux comme des capes de super-héros. Il n'y avait plus de château fort fermé, plus de murs de briques sombres. La récréation était devenue une grande ronde colorée. Hugo sentit une chaleur toute douce dans sa poitrine, comme s'il avait bu un grand bol de chocolat chaud. Il comprit enfin le secret du Chevalier Câlin : quand on ouvre ses mains pour donner, on a les bras beaucoup plus libres pour faire des câlins et pour attraper la main d'un nouveau copain. Dans un coin de la cour, un petit ballon jaune s’échappa des mains d’un enfant et s’envola très haut, très loin. Tous les enfants s’arrêtèrent pour le regarder grimper vers le soleil. Ils levèrent les bras et crièrent tous en même temps : — Vive la fête ! Vive les copains ! Et ce jour-là, même les oiseaux dans les arbres s'arrêtèrent de chanter pour écouter la plus belle musique du monde : celle de la joie partagée. La mission du Chevalier Câlin était accomplie. Le Roi était devenu un ami, et la cour de récréation était devenue, pour toujours, le plus beau des terrains de jeux.

La Morale du Chevalier

Voici le dernier chapitre de ton conte, écrit avec la magie du style « Wonder Engine » pour les petits cœurs de 3 à 5 ans. *** # Chapitre : La Morale du Chevalier Le soleil de l'après-midi lançait des paillettes d'or sur la cour de récréation. Hugo, notre petit Chevalier Câlin, rangea sa cape imaginaire derrière son dos. Il regarda son nouvel ami, celui qu’on appelait autrefois le « Roi Grincheux ». Le petit garçon n’avait plus les sourcils tout emmêlés comme des spaghettis fâchés. Ses yeux ne lançaient plus d’éclairs noirs. Au contraire, ses joues étaient devenues toutes roses, comme deux grosses fraises mûres, et ses lèvres dessinaient un magnifique pont de bonheur : un sourire ! Hugo s’approcha doucement, ses chaussures faisant un petit bruit de bisou sur le sol : *Scritch, scratch, scritch.* — Dis, Hugo, demanda le petit Roi d'une voix douce comme du velours, pourquoi tu m’as donné ton goûter et ton plus beau dessin alors que j’étais tout vilain ? Hugo pencha la tête sur le côté, comme un petit oiseau curieux. Il réfléchit avec son cœur. Il sentit encore cette petite bulle de savon qui dansait dans son ventre. — C’est le secret de la Magic-Douceur, murmura-t-il avec un clin d’œil. Tu vois, dans chaque grognon, il y a un super copain qui fait dodo. Il attend juste qu’on vienne le réveiller avec une chanson de gentillesse. Le petit Roi ouvrit de grands yeux ronds, des yeux couleur de noisette et de chocolat. — Un super copain caché ? Même sous mon gros pull qui gratte et mes boudins de colère ? — Surtout là ! s'exclama Hugo en sautillant de joie. La colère, c’est comme une grosse écorce d’orange. C’est un peu piquant, un peu dur. Mais si on l’épluche avec des câlins et des partages, on trouve le fruit tout sucré qui est à l’intérieur. À cet instant, un petit vent léger passa dans les cheveux des enfants. Il sentait bon la vanille et les fleurs de pommier. On aurait dit que la cour de récréation respirait de soulagement. — On essaye encore ? demanda le petit Roi en tendant sa main. Hugo attrapa la main de son ami. Elle était chaude et un peu collante de joie. Ensemble, ils comprirent la grande leçon de cette journée : pour transformer un loup qui grogne en un agneau qui rigole, on n’a pas besoin de baguette magique, ni d’épée en plastique, ni de cris de pirate. Il suffit d’un petit morceau de biscuit cassé en deux. Il suffit d’un « Tu veux jouer avec moi ? » qui brille comme une étoile. Il suffit d’ouvrir ses bras très grands, comme si on voulait attraper tout le ciel, et de dire : « Je t'aime bien, toi. » Le Chevalier Câlin savait maintenant que sa mission était la plus importante du monde. Il n’avait pas besoin de combattre des dragons de feu. Son travail à lui, c’était de faire fondre les glaçons dans les cœurs. Car quand un cœur fond, il se transforme en une petite mer de tendresse où tous les copains peuvent nager ensemble. Soudain, la cloche de l'école sonna : *Diling ! Diling !* C’était le signal pour rentrer en classe. Mais ce n’était plus un bruit fatiguant. C’était comme une petite clochette d’argent qui disait : « Bravo, les enfants ! » Hugo et le petit Roi marchèrent côte à côte. Ils ne se battaient plus pour être le premier dans le rang. Ils se battaient pour savoir qui ferait rire l'autre le plus fort. — Regarde ! s'écria le petit Roi en montrant une fleur qui poussait entre deux briques. Elle aussi, elle fait un câlin à la terre ! Hugo sourit. La morale était là, gravée dans l’air doux de l’après-midi. Avec une pincée de partage et une grosse louche de douceur, on peut changer la pluie en arc-en-ciel et un ennemi en un trésor. Et dans le ciel, le petit ballon jaune, tout là-haut, semblait faire un dernier signe de la main. Il s'envolait pour raconter à tous les nuages que sur cette terre, il y avait un Chevalier qui n'avait pour arme que ses bras, et que grâce à lui, la récréation n'allait plus jamais s'arrêter de briller. Ce soir-là, en se couchant, Hugo se murmura à lui-même, juste avant de fermer ses petits yeux fatigués : — Demain, je trouverai un autre grognon... et je lui offrirai un soleil. Et dans ses rêves, tous les enfants du monde se donnaient la main pour former la plus grande ronde que la lune ait jamais vue. Une ronde parfumée au sucre glace, où tout le monde était, enfin, le Roi du Bonheur.
Fusianima
Le Chevalier Câlin et le Roi de la Récré
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Seb Le Reveur

Le Chevalier Câlin et le Roi de la Récré

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Voici le premier chapitre de ton conte, écrit dans le style merveilleux et sensoriel du "Wonder Engine". *** # Chapitre 1 : Le Chevalier à l’Armure de Doudou Il était une fois, niché entre deux collines de barbe à papa et un grand fleuve de chocolat chaud, le Royaume des Gros Sommeils. Dans ce pa...

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