Nina et le Jardin des Sourires Enchantés
Par Studio Wonder — Jeunesse
Voici le premier chapitre de votre conte, écrit dans le style merveilleux et sensoriel du "Wonder Engine", parfaitement adapté pour les petites oreilles de 3 à 5 ans.
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# Chapitre 1 : Nina et son doudou Lapin
Il était une fois, dans un petit coin de monde où le ciel ressemblait à une nappe de s...
Nina et son doudou Lapin
Voici le premier chapitre de votre conte, écrit dans le style merveilleux et sensoriel du "Wonder Engine", parfaitement adapté pour les petites oreilles de 3 à 5 ans.
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# Chapitre 1 : Nina et son doudou Lapin
Il était une fois, dans un petit coin de monde où le ciel ressemblait à une nappe de soie bleue, une maisonnette aux volets couleur de menthe à l’eau. C’était là que vivait Nina.
Nina n’était pas une petite fille tout à fait comme les autres. Oh, bien sûr, elle avait deux jambes pour sautiller dans les flaques, deux yeux ronds comme des billes de chocolat et des cheveux bouclés qui dansaient autour de son visage. Mais Nina possédait un trésor secret, caché juste au coin de ses lèvres : son rire.
Quand Nina riait, on aurait dit que mille petites clochettes d’argent tintaient en même temps : *« Gling-gling ! »*. C’était un rire si doux, si brillant et si contagieux que tout le monde, du facteur au vieux chat gris du voisin, l’appelait « Nina-Sourire ».
Ce matin-là, un rayon de soleil-citron se glissa à travers les rideaux pour venir chatouiller le bout du nez de Nina.
— Atchoum ! éternua Nina en s’éveillant.
Elle se tourna dans ses draps qui sentaient bon la lavande et tendit les bras. Ses mains rencontrèrent immédiatement quelque chose de très, très doux. C’était lui. C’était Lapin.
Lapin était le doudou de Nina depuis toujours. Il n’était plus tout neuf : son oreille gauche pendouillait un peu, son petit ventre en velours était devenu tout plat à force d'être serré très fort, et il lui manquait un petit bout de moustache. Mais pour Nina, Lapin était le plus beau prince de la forêt des peluches. Il sentait la vanille, le dodo et les bisous de maman.
— Debout, petit museau ! chuchota Nina en pressant Lapin contre sa joue. Est-ce que tu sens l’odeur du matin ?
Nina souleva Lapin par ses grandes oreilles (c’est comme ça que les lapins préfèrent voyager) et s’approcha de la fenêtre. Elle l’ouvrit toute grande. *Scritch-pouf !*
En bas de la fenêtre s’étendait le Jardin des Sourires Enchantés. C’était le royaume de Nina. Dans ce jardin, l’herbe était si verte qu’on aurait dit un tapis de mousse émeraude, et les fleurs étaient si colorées qu’on aurait cru que des arcs-en-ciel étaient tombés du ciel pour se reposer sur les tiges.
— Regarde, Lapin ! s’exclama Nina. Les roses-fraises ont ouvert leurs pétales ! Et les tournesols-soleil nous font déjà de grands signes !
Nina enfila ses chaussons-lapins (pour être assortie à son doudou) et descendit l’escalier en courant : *Tatapoum, tatapoum, tatapoum !*
Arrivée dans le jardin, elle s’arrêta pile au milieu de la pelouse. La rosée du matin brillait sur les feuilles comme de minuscules perles de diamant. Nina ferma les yeux et respira un grand coup. Ça sentait la terre mouillée, le jasmin sucré et l’aventure.
— Tu sais, Lapin, murmura-t-elle à l’oreille de son doudou, je crois que les fleurs m’ont attendue pour se réveiller tout à fait.
Elle s'accroupit devant une grosse marguerite qui semblait un peu fatiguée. Nina lui fit son plus beau, son plus grand, son plus lumineux sourire.
— Bonjour, jolie fleur !
Alors, un petit miracle se produisit. Sous le regard émerveillé de Nina et de Lapin, la marguerite redressa sa tige, étira ses pétales blancs et sembla briller d'une lueur dorée. On aurait dit qu'elle souriait elle aussi !
C’était le pouvoir de Nina-Sourire. Partout où elle passait, la joie fleurissait.
— Oh ! Lapin, tu as vu ? Elle bouge ! s'enthousiasma la petite fille.
Elle serra son doudou contre son cœur et se mit à danser sur la pointe des pieds. Lapin s’agitait joyeusement dans ses mains, ses longues oreilles volant au vent comme des rubans de soie.
Nina-Sourire ne le savait pas encore, mais aujourd'hui, le Jardin des Sourires Enchantés lui réservait une surprise bien plus grande qu'une marguerite qui se réveille. Car dans les recoins secrets du jardin, derrière le grand buisson de framboises, quelque chose de magique était sur le point d'arriver...
— Viens, Lapin ! Allons voir si les papillons ont besoin d'un bisou pour s'envoler !
Et d'un pas léger, la petite fille et son doudou s'enfoncèrent plus loin dans le jardin, là où les couleurs sont si vives qu'elles chantent des chansons douces aux oreilles de ceux qui savent sourire.
Le matin tout gris
**Chapitre : Le matin tout gris**
Ce matin-là, Nina-Sourire ne fut pas réveillée par un petit rayon de soleil venant lui chatouiller le bout du nez. Non, ce matin-là, la lumière qui entrait par la fenêtre était toute molle, toute pâle, comme une tartine de beurre sans confiture.
Nina s’étira en faisant un grand « Ohhh-aaaaah ! ». Elle chercha Lapin sous la couette. Ses doigts rencontrèrent la fourrure toute douce de son doudou.
— Réveille-toi, Lapin ! murmura Nina. C’est l’heure d’aller faire danser les fleurs !
Mais quand Nina ouvrit les rideaux, elle resta bouche bée. Ses grands yeux noisette devinrent tout ronds. Le ciel n’était pas bleu comme un bonbon à la menthe. Il n’était pas non plus rose comme une barbe à papa de fête foraine. Il était... gris. Un gris de vieux caillou, un gris de poussière de grenier.
— Lapin, regarde ! s’écria Nina. Quelqu’un a volé les couleurs !
Vite, elle enfila ses petites bottes jaunes — les seules choses qui brillaient encore dans la chambre — et attrapa Lapin par une oreille. Elle descendit l’escalier en faisant *poum-poum-poum* avec ses pieds, traversa la cuisine et ouvrit la porte du Jardin des Sourires Enchantés.
D’habitude, dès qu’elle passait le seuil, le jardin lui faisait une fête. Les tournesols lui faisaient des clins d’œil et les lavandes lui envoyaient des baisers parfumés. Mais aujourd’hui, le jardin semblait faire une immense sieste de tristesse.
Tout était devenu gris. Le vert de l’herbe avait disparu, remplacé par une couleur de cendre. Les papillons n’avaient plus leurs ailes de soie multicolore ; ils ressemblaient à de petits mouchoirs de papier tout tristes qui volaient mollement.
— Oh là là... chuchota Nina en s’avançant sur le sentier.
Elle s’approcha de sa fleur préférée, Rosette la Rose. D’habitude, Rosette était d’un rouge si éclatant qu’on aurait dit un petit cœur battant au bout d’une tige. Aujourd’hui, Rosette penchait la tête tout en bas, vers la terre mouillée. Ses pétales étaient d’un gris délavé, comme si elle avait trop pleuré.
— Qu’est-ce qui t’arrive, Rosette ? demanda Nina en caressant doucement le dos de la fleur. Tu as un petit bobo ?
La rose ne répondit pas. Elle ne fit même pas un petit frisson de joie. Elle restait là, immobile, le cœur lourd.
Nina regarda autour d’elle. Les clochettes des muguets ne faisaient plus « ding-ding », elles restaient muettes. Le grand chêne, qui aimait tant raconter des histoires avec ses feuilles, ne murmurait plus un mot. On aurait dit que le jardin avait perdu sa chanson.
— C’est un matin tout gris, Lapin, dit Nina en serrant son doudou contre son menton. Le jardin a perdu son sourire. Il a dû faire un cauchemar...
Lapin, avec ses grandes oreilles qui tombaient un peu ce matin, semblait d’accord. Ses petits yeux en bouton noir fixaient les framboises qui, la veille, étaient si rouges et sucrées, et qui ressemblaient maintenant à de petits cailloux de brume.
Même l’air n’avait plus la même odeur. Il ne sentait plus la fraise, ni le miel, ni l’herbe coupée. Il sentait le vieux papier mouillé et le silence.
Nina se sentit un petit peu triste elle aussi. Elle sentit comme un petit nuage gris qui voulait s’installer dans son propre cœur. Elle eut envie de s'asseoir par terre et d'attendre que le soleil revienne tout seul.
Mais soudain, elle se souvint. Elle était Nina-Sourire !
— Lapin, écoute-moi, dit-elle d’une voix un peu plus forte. Si les fleurs ont la tête baissée, c’est parce qu’elles ont oublié comment on fait pour être joyeux. Elles ont besoin d’un petit coup de pouce... ou d’un petit coup de rire !
Elle se tint bien droite dans ses bottes jaunes.
— On ne va pas laisser ce gris nous manger les pieds ! On va retrouver les couleurs, je te le promets !
Elle s'approcha d'un petit buisson de marguerites qui ressemblaient à des œufs au plat sans le jaune. Nina prit une grande inspiration. Elle gonfla ses joues comme deux petites pommes et commença à souffler un tout petit peu de sa chaleur sur les pétales froids.
— Réveillez-vous, mes jolies ! C’est moi, Nina !
Dans le ciel lourd, un corbeau passa en faisant un cri rauque : « Croâ ! Croâ ! ». Comme pour dire que c’était inutile. Mais Nina ne l’écouta pas. Elle savait que sous le gris, les couleurs étaient juste cachées, comme des trésors sous une couverture de laine.
Elle ferma les yeux très fort et essaya de se souvenir du rouge de la tomate, du bleu du ciel d’été et du violet des violettes. Elle chercha au fond d'elle une étincelle, une petite lumière dorée, celle qui faisait fleurir la joie partout où elle passait.
— Viens, Lapin ! On va aller chercher le secret de ce matin tout gris derrière le grand buisson de framboises. Je suis sûre que la magie nous attend là-bas !
Et, malgré le silence et la brume, Nina fit un premier pas chassé, puis un deuxième, bien décidée à ramener le arc-en-ciel dans son jardin enchanté. Car elle savait une chose très importante : même quand tout est gris dehors, on peut toujours garder un petit soleil à l'intérieur.
Pipo le Papillon est tout mouillé
**CHAPITRE : Pipo le Papillon est tout mouillé**
Nina avançait doucement, ses petites bottes rouges faisant un bruit étouffé sur la mousse humide : *flic-floc, flic-floc*. Lapin, lui, agitait son petit nez rose, sentant l’odeur sucrée des framboises cachées sous la brume.
Arrivée devant le grand buisson, Nina écarta délicatement une large feuille verte, encore perlée de gouttes de rosée. C’est alors qu’elle l’aperçut.
Là, sur une branche basse, se tenait Pipo le papillon. Mais ce n’était pas le Pipo habituel, celui qui faisait des pirouettes dans le soleil. Ses grandes ailes, d’ordinaire d’un bleu éclatant comme un morceau de ciel, étaient toutes repliées, pendant vers le bas comme de petits mouchoirs de soie tout chiffonnés.
— Oh, Pipo ! s’exclama Nina en s'agenouillant. Que t’arrive-t-il, mon petit ami ?
Le papillon ne s’envola pas. Il fit juste frémir ses antennes de manière un peu triste. Une grosse goutte d’eau glissa de son aile et tomba par terre. *Ploc.*
— Je suis tout mouillé, Nina… murmura Pipo d’une voix aussi fine qu’un fil de soie. Le gris du ciel est tombé sur moi. Mes ailes sont devenues si lourdes, si lourdes de tristesse, que je ne peux plus les ouvrir. Je crois que j’ai oublié comment on vole.
Nina sentit son petit cœur se serrer. Elle voyait bien que ce n’était pas seulement la pluie qui empêchait Pipo de voler, c’était le manque de lumière. Sans le soleil, Pipo se sentait comme un petit moteur éteint. Ses couleurs semblaient s'être endormies, cachées derrière un voile de brume.
— Ne t’inquiète pas, Pipo, dit Nina avec un sourire si doux qu’il aurait pu faire fondre de la guimauve. Je suis là. Et Lapin aussi !
Lapin s’approcha et vint poser son museau tout chaud contre la branche, pour encourager le papillon.
— Tu sais, continua Nina en joignant ses mains en forme de petite coupe, je transporte un secret. À l’intérieur de moi, j’ai gardé un petit morceau de soleil. Si on ferme les yeux très fort, on peut le sentir. Il fait tout chaud, comme un chocolat chaud après une promenade, comme un gros câlin de maman.
Nina s’approcha de Pipo. Elle ne le toucha pas, car elle savait que les ailes des papillons sont précieuses comme des pétales de fleurs. Elle commença à souffler très doucement sur lui.
— *Fouuuuuu… fouuuuuu…*
C’était un souffle de tendresse, chargé de toutes les couleurs qu’elle avait imaginées un instant plus tôt : le rouge des tomates, le bleu de l'été, le violet des violettes.
— Est-ce que tu sens la chaleur, Pipo ? demanda-t-elle.
Le petit papillon redressa un peu ses antennes. Il commença à sentir une étrange petite étincelle de joie picoter le bout de ses ailes. Sous le souffle de Nina, l’humidité semblait s’évaporer. Le gris commençait à s’effacer pour laisser place à un bleu timide, puis de plus en plus vif.
— Ça chatouille ! s’écria Pipo en agitant une patte. Ça fait des guilis dans mes ailes !
Nina se mit à rire, et son rire sonna comme de petites clochettes d’argent dans le jardin silencieux.
— Allez, Pipo ! Chasse les nuages ! Imagine que tes ailes sont des éventails magiques qui fabriquent de l’arc-en-ciel !
Encouragé par Nina et les bonds joyeux de Lapin, Pipo fit un effort. Il commença à battre des ailes, très lentement d'abord. *Frrrr… frrrr…* Des milliers de petites gouttelettes s'envolèrent autour de lui, brillant comme des diamants malgré la brume.
Et soudain, *pouf !* Les ailes de Pipo se déployèrent complètement. Elles étaient magnifiques, plus bleues que jamais, avec des petits points dorés qui semblaient briller de leur propre lumière.
— Je vole ! Nina, regarde ! Je ne suis plus mouillé, je suis tout léger !
Pipo s’éleva dans l’air gris, décrivant un cercle parfait au-dessus de la tête de la petite fille. Là où il passait, la brume semblait s’écarter, comme si sa joie était une petite lampe de poche.
— Merci, Nina ! dit Pipo en venant se poser un instant sur le bout du nez de la fillette. Tu as ramené le soleil dans mon cœur.
Nina rayonnait. Elle comprit alors que le Jardin des Sourires Enchantés n'avait pas besoin que le vrai soleil revienne pour briller. Il suffisait d'un peu d'amitié et d'un souffle d'imagination pour que la magie recommence à danser.
— Ce n'est que le début, Pipo ! s'exclama Nina en reprenant sa marche. Viens avec nous ! On doit trouver qui d'autre a besoin d'un petit morceau de soleil.
Et, suivis par le papillon bleu qui scintillait dans la grisaille, Nina et Lapin s'enfoncèrent plus loin dans le jardin, là où les fleurs attendaient, elles aussi, le réveil de leurs couleurs.
La Chenille qui fait des chatouilles
Voici le nouveau chapitre de l’histoire de Nina, écrit dans le style merveilleux et sensoriel du « Wonder Engine », spécialement conçu pour les petites oreilles de 3 à 5 ans.
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# Chapitre : La Chenille qui fait des chatouilles
Nina, Lapin et Pipo le papillon avançaient sur le petit sentier de terre battue. Autour d’eux, le jardin ressemblait à une grande chambre encore endormie. Les fleurs fermaient leurs pétales comme des petits poings serrés et la brume flottait entre les arbres, douce et épaisse comme de la barbe à papa grise.
— Regardez ! murmura Nina en s’arrêtant devant une immense feuille de rhubarbe.
La feuille était si large qu’on aurait dit un parasol pour une fée. Mais elle ne restait pas tranquille. Elle tremblait. *Frrrr... frrrr...* Un petit bruit de grignotage s’échappait de l’ombre.
Lapin dressa ses longues oreilles, curieux.
— C’est peut-être un monstre mangeur de salade ? demanda-t-il en se cachant derrière les bottes rouges de Nina.
Nina s’accroupit doucement. Ses genoux firent un petit *crac* sur le sol. Elle souleva délicatement le bord de la feuille vert émeraude. Là, roulée en une petite boule de laine toute douce, se cachait une chenille. Elle était d’un vert fluo éclatant, avec des petits points orange qui brillaient comme des bonbons à l’orange.
— Bonjour, petite chenille, dit Nina d’une voix de miel. Pourquoi te caches-tu ?
La chenille ne répondit pas tout de suite. Elle se tortilla, montrant son petit nez tout rond.
— C’est tout gris dehors, bougonna la chenille en reniflant. Sans le soleil, mes pattes n’ont pas envie de danser. Je préfère rester ici et faire la grimace à la grisaille.
Pipo le papillon vola juste au-dessus d’elle, faisant scintiller ses ailes bleues.
— Mais regarde, Nina a ramené un peu de lumière !
La chenille, qui s’appelait Mimi, jeta un coup d’œil boudeur. Elle avait l’air d’un petit boudin de velours tout triste. Nina savait que pour chasser les nuages d’un cœur, il fallait parfois un remède magique : le rire.
Nina chercha autour d'elle et trouva une petite brindille souple, fine comme un cheveu de géant. Au bout, il restait une minuscule plume de duvet qu’un oiseau avait dû laisser tomber.
— Oh là là, Mimi ! dit Nina avec un petit air malicieux. Sais-tu que cette baguette est une baguette de joie ?
— Une baguette de quoi ? demanda la chenille en ouvrant de grands yeux ronds.
Nina ne répondit pas. Elle approcha la brindille tout doucement. *Guili, guili !* Elle effleura le premier petit bourrelet de la chenille.
Mimi tressaillit.
— Oh ! Qu’est-ce que... *Hihi !*
Nina continua. *Guili, guili, guili !* Elle remonta le long du dos de velours vert, passant sur les points orange. Lapin, voyant cela, se mit à gigoter de la queue.
— Encore ! Encore ! s’écria-t-il.
Nina fit danser la brindille sur le ventre tout mou de Mimi.
— Chatouilles sur le nez ! Chatouilles sur les pieds ! Et chatouilles sur les petits côtés !
Mimi la chenille ne put plus se retenir. Elle se déplia d'un coup, comme un ressort magique.
— *Hahahaha ! Arrête, Nina ! Hihihi ! Ça chatouille trop !*
La petite chenille se tordait de rire, roulant sur la feuille comme une perle de rosée. Son rire était comme le tintement de petites clochettes d’argent. Et alors, quelque chose d’extraordinaire se produisit. À chaque éclat de rire, les points orange sur son dos se mirent à briller de mille feux, envoyant des petits éclats de lumière partout autour d'elle.
La brume grise, effrayée par tant de joie, commença à s'effilocher. Sous la feuille de rhubarbe, il ne faisait plus gris du tout. C’était devenu une petite discothèque de couleurs !
— Ça fait du bien de rire ! s’exclama Mimi en s’essuyant une petite larme de joie avec l’une de ses nombreuses pattes. Je me sens toute légère, comme si j’allais m’envoler moi aussi !
Elle commença à marcher, mais pas n’importe comment. Elle avançait en faisant des vagues, comme si elle surfait sur une mer invisible. *Oup-là ! Oup-là !*
— Regardez ! dit Nina en pointant du doigt les fleurs voisines.
Les petites pâquerettes, entendant le rire de Mimi, commençaient à s’étirer. Elles entrouvraient leurs pétales pour voir d’où venait cette musique rigolote. Le jardin se réveillait, un rire après l'autre.
Mimi la chenille grimpa sur l’épaule de Nina.
— Merci, Nina ! Grâce à tes chatouilles, j’ai retrouvé mes couleurs. Je vais vous accompagner et faire rire toutes les herbes du chemin !
Nina sourit, le cœur aussi chaud qu'un chocolat chaud. Elle reprit sa marche, entourée de Pipo qui scintillait, de Lapin qui sautillait et de Mimi qui gigotait. Elle comprit alors un grand secret : dans le Jardin des Sourires Enchantés, le plus court chemin vers le bonheur passait toujours par un petit « Guili-guili ».
Et tandis qu'ils s'enfonçaient vers le bosquet des Murmures, le jardin commençait à fredonner une douce chanson d'espoir.
Le secret du Vieux Chêne
Voici le nouveau chapitre de ton histoire, écrit avec toute la magie et la tendresse du style "Wonder Engine".
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# CHAPITRE : Le secret du Vieux Chêne
Au cœur du Bosquet des Murmures, là où les feuilles se racontent des secrets à voix basse, se dressait un géant très spécial. C’était le Vieux Chêne. Son écorce ressemblait à un vieux pull en laine tout ridé, et ses branches s’étiraient vers le ciel comme de grands bras prêts à faire un câlin aux nuages.
Nina, Lapin et Mimi la chenille s’arrêtèrent devant lui. Même Pipo le lutin cessa de briller un instant pour admirer l’arbre majestueux.
— Regardez ses yeux ! chuchota Nina en s’approchant doucement.
Sur le tronc, deux gros nœuds de bois s’ouvrirent lentement. *Crac… Croc… Bruuuu…* Le Vieux Chêne se réveillait. Il poussa un immense soupir qui fit voler quelques feuilles dorées.
— Bonjour, petite Nina aux pieds légers, dit le Chêne d’une voix profonde qui ressemblait au ronronnement d’un très gros chat. Je t’attendais. Mais attention… Ne fais pas trop de bruit, ou le Gris-Gris t'entendra.
Nina écarquilla les yeux.
— Le Gris-Gris ? Qui est-ce, Grand-Père Chêne ?
Le Vieux Chêne secoua ses branches avec tristesse.
— C’est le Magicien de l’Ennui. Il est arrivé un matin, vêtu d’un grand manteau couleur de poussière et d’un chapeau qui ressemble à un nuage de pluie. Il trouve que le jardin est beaucoup trop joyeux. Alors, avec son grand sac à bâillements, il a volé tous les Éclats de Rire des fleurs et des ruisseaux.
— C’est pour ça que les fleurs font dodo ? demanda Nina, un peu inquiète.
— Oui, petite fleur de fille. Sans éclats de rire, le jardin perd ses couleurs. Le Magicien veut que tout devienne gris, calme et… ennuyeux. Il veut que tout le monde dise : « Bof… je n’ai envie de rien… »
Lapin laissa tomber ses oreilles, tout triste. Mimi la chenille arrêta de gigoter. Le Magicien de l’Ennui, c’était vraiment le pire des vilains !
— Mais comment peut-on l'arrêter ? s'exclama Nina en tapant du pied.
Le Vieux Chêne pencha sa grande tête de feuilles vers elle.
— Le Magicien de l’Ennui a une grande peur, Nina. Il déteste ce qui n’est pas sérieux. Il a horreur de la fantaisie ! Pour le chasser et libérer les rires, il existe un secret… Il faut réussir la **Grimace Magique**.
— Une grimace ? demanda Nina, surprise.
— Pas n'importe laquelle ! dit le Chêne en faisant un clin d’œil. Une grimace si rigolote, si tordue et si joyeuse qu’elle fera exploser son sac à bâillements ! Mais attention, il faut la faire tous ensemble, au signal !
Soudain, une petite brume grise commença à ramper sur le sol. Elle sentait la vieille poussière et le vieux papier. C’était lui ! Le Magicien de l’Ennui arrivait, invisible mais tout près. L’air devint un peu lourd, comme si tout le monde avait envie de faire une sieste forcée.
— Vite ! dit Pipo le lutin. Nina, guide-nous !
Nina prit une grande inspiration. Elle mit ses mains derrière ses oreilles pour les faire bouger comme Lapin. Elle loucha un petit peu en regardant le bout de son nez. Elle tira sa langue le plus loin possible, comme un petit ruban rose, et elle fit vibrer ses lèvres en faisant :
— *Prouuuuuuut-ouic-ouic !*
Lapin, lui, gonfla ses joues comme des ballons. Mimi la chenille se tortilla pour faire un nœud avec son corps, et Pipo se mit à clignoter en rose, en vert et en bleu en faisant des chatouilles dans l'air.
— Un… deux… trois… LA GRIMACE ! cria Nina.
Tous ensemble, ils firent la tête la plus dingo, la plus loufoque et la plus extraordinaire que le jardin ait jamais vue.
*POUF !*
Un grand cri de surprise retentit dans la brume. On aurait dit le bruit d'un ballon qui se dégonfle. *Pshiiiiiiiiit !* Le Magicien de l'Ennui détestait tellement voir des visages aussi rigolos qu'il s'enfuit en courant, laissant derrière lui son grand sac gris.
Le sac s'ouvrit brusquement et des milliers de petites bulles dorées s'en échappèrent. Elles volaient partout, en faisant des bruits de clochettes et de cascades : *Ting ! Gling ! Hahaha !*
C'étaient les Éclats de Rire !
Le Vieux Chêne se mit à rire si fort que toutes ses feuilles frémirent de bonheur.
— Bravo, Nina ! Tu as réussi ! La magie du rire est plus forte que l'ennui.
Nina regarda autour d'elle. Les fleurs qui dormaient commençaient à relever la tête. Le jardin reprenait ses couleurs de arc-en-ciel. Mais le voyage n'était pas fini, car les bulles de rire s'envolaient vers la Colline des Câlins, là où le Magicien s'était caché pour bouder.
— En route ! s'écria Nina, toute joyeuse. On va aller mettre des chatouilles dans les nuages !
Et, main dans la patte avec ses amis, elle repartit en sautillant, le nez encore un peu tordu par sa jolie grimace.
La danse des Coccinelles
Voici le nouveau chapitre de l'histoire de Nina, écrit dans le style magique et sensoriel du "Wonder Engine", parfaitement adapté aux petites oreilles de 3 à 5 ans.
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# Chapitre : La danse des Coccinelles
Nina marchait sur le sentier de sable fin qui brillait comme de la poudre d’étoiles. Ses petits souliers faisaient *scratch-poutchi, scratch-poutchi* sur le sol tout doux. Le jardin n’était plus gris du tout ; il était devenu un immense gâteau de couleurs !
Soudain, un drôle de bruit chatouilla les oreilles de Nina.
*Bzzz-bzzz... Vizzz-vizzz !*
— Oh ! Regardez ! s’écria Nina en pointant son petit doigt vers les buissons de framboises.
On aurait dit que le buisson était en train de cligner des yeux. Mais ce n’étaient pas des yeux... C’étaient des centaines, des milliers de petites robes rouges à pois noirs ! Les coccinelles du Jardin des Sourires venaient de se réveiller. Elles s'envolèrent toutes ensemble, formant un grand nuage de confettis vivants qui tourbillonnait autour de Nina.
— Bonjour, les demoiselles à pois ! lança Nina en riant.
La plus petite des coccinelles, qui avait un minuscule chapeau de magicienne sur la tête, vint se poser juste sur le bout du nez de Nina. Elle s’appelait Cracotte.
— Nina ! Nina ! chantonna Cracotte d'une voix qui ressemblait au tintement d'une petite cloche. Pour aller à la Colline des Câlins, il ne faut pas seulement marcher... il faut danser ! Sinon, le chemin reste caché sous les fleurs !
Nina ouvrit de grands yeux ronds.
— Une danse ? Mais je ne connais pas la danse des coccinelles !
— C’est facile, répondit Cracotte en frottant ses petites pattes. Écoute le rythme de ton cœur et regarde nos points noirs. Ils vont te donner le tempo !
Devant Nina, une rangée de grosses pierres rondes traversait une petite rivière de limonade rose. Les pierres étaient toutes lisses et brillaient comme des bonbons à la menthe.
*Zic-zac-zou !* Toutes les coccinelles se posèrent sur les pierres.
— Attention... Un, deux, trois... Sautez ! cria Cracotte.
Nina prit la patte de son ami le Lapin-Coton et de l'Oiseau-Siffleur. Ensemble, ils s'élancèrent sur la première pierre.
*HOP !*
Au moment où les pieds de Nina touchèrent la pierre, un son de xylophone s'échappa du sol : *Gling !*
Les coccinelles s'envolèrent puis se reposèrent en cœur.
— À gauche ! *HOP !* firent-elles ensemble.
Nina sauta sur la deuxième pierre. *GLANG !* fit la pierre en devenant d'un vert émeraude éclatant.
C’était magique ! Chaque fois que Nina sautait d’une pierre à l’autre, les coccinelles changeaient de place en faisant des dessins dans le ciel. Elles formaient des cœurs, puis des étoiles, puis des ronds de fleurs.
— Regardez-moi ! je suis une sauterelle rigolote ! s’exclama Nina.
Elle se mit à faire des petits bonds :
*Hop !* sur la pierre bleue.
*Zip !* sur la pierre jaune.
*Patapouf !* sur la grosse pierre orange qui était toute moelleuse comme un coussin.
À chaque saut, les bulles de rire dorées qui s’étaient échappées du sac de l’Ennui venaient se poser sur les épaules de Nina. Elles brillaient comme des petites lampes de poche. Les coccinelles, elles, battaient des ailes si vite que cela créait une petite musique : *Flap-flap, frou-frou !*
— On tourne ! On tourne ! chantaient les coccinelles.
Nina se mit à tournicoter sur elle-même, les bras grands ouverts. Ses cheveux volaient, et son ventre était rempli de petits guilis de bonheur. Le jardin tout entier semblait danser avec elle. Les tournesols faisaient la révérence et les marguerites applaudissaient avec leurs pétales blancs.
— Encore une fois ! cria Nina, le visage tout rose de plaisir.
Elle fit un dernier bond géant — *BOING !* — et atterrit de l'autre côté de la rivière, sur une pelouse qui sentait bon la fraise des bois. Les milliers de coccinelles vinrent se poser tout autour d'elle, formant un immense tapis rouge et noir qui scintillait au soleil.
Cracotte la petite coccinelle remonta sur l'épaule de Nina et lui murmura à l'oreille :
— Bravo Nina ! Ta danse a réveillé le chemin secret. Regarde là-bas...
Nina leva les yeux. Tout en haut, enveloppée dans une brume qui ressemblait à de la barbe à papa rose, se dressait la Colline des Câlins. On pouvait entendre de loin des bruits de gros soupirs tout doux et de ronronnements, comme si la montagne elle-même avait envie d'un gros dodo.
— Le Magicien Boudeur est juste là-haut, dit Nina en ajustant sa petite robe. On arrive, Monsieur le Magicien ! Et on apporte des chatouilles !
Et, escortée par son armée de coccinelles joyeuses qui volaient en rang serré comme un petit train de rubis, Nina reprit sa route, prête à conquérir la colline la plus douce du monde entier.
Le Grand Concours de Grimaces
Voici le nouveau chapitre de l’histoire de Nina, écrit spécialement pour les petits cœurs de 3 à 5 ans.
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# Chapitre : Le Grand Concours de Grimaces
Nina, la petite coccinelle Cracotte et une joyeuse bande d’amis — Pipo le lapin aux oreilles de velours et Gribouille l’écureuil tout ébouriffé — arrivèrent enfin au milieu de la Colline des Câlins.
Là, juste devant eux, se trouvait une fontaine très étrange. Elle était faite de pierre toute grise et toute sèche. Au sommet de la fontaine, il y avait une statue de crapaud avec une couronne de travers. Mais le pauvre crapaud avait l’air si triste ! Sa bouche en pierre était tombée vers le bas, formant une moue boudeuse.
— Oh là là, dit Nina en posant ses mains sur ses hanches. Cette fontaine fait une tête de doudou oublié sous la pluie !
Cracotte la coccinelle s’envola et se posa sur le nez en pierre du crapaud.
— C’est la Fontaine aux Gloussements, expliqua-t-elle avec une petite voix de cristal. Pour que l’eau magique revienne, il faut la faire rire aux éclats !
Pipo le lapin sauta sur ses pattes arrières.
— Moi je sais faire ! On va faire le plus grand, le plus rigolo, le plus pif-paf-pouf Concours de Grimaces du monde entier !
Nina s’installa bien en face de la fontaine. Elle prit une grande inspiration, gonfla ses joues comme deux gros ballons de baudruche, et... *Zoup !* Elle tira une langue toute rose en louchant de ses deux yeux.
— À toi, Pipo ! cria-t-elle en rigolant.
Pipo le lapin attrapa ses longues oreilles et les croisa sous son menton comme une écharpe. Il fit vibrer son petit nez rose de gauche à droite, de haut en bas, si vite qu’on aurait dit un petit moteur : *Frrr-frrr-frrr !*
Gribouille l’écureuil ne voulait pas rester en reste. Il grimpa sur le rebord de la fontaine, s’étira de tout son long et se mit à se chatouiller le ventre avec ses propres pattes, tout en faisant des clins d’œil magiques.
Le jardin semblait retenir son souffle. Le soleil brillait fort, comme pour encourager les amis.
— Encore plus fort ! s’exclama Nina. Tous ensemble !
Alors, ce fut un festival de folie ! Nina mit ses doigts dans ses oreilles pour les faire bouger, Cracotte fit des loopings en zigzag, et les trois amis se mirent à danser en faisant les visages les plus loufoques que la terre ait jamais portés. On aurait dit des petits clowns tombés d’un arc-en-ciel.
Soudain, un bruit étrange sortit du ventre de la fontaine.
*Glou... glou-glou...*
C’était un petit bruit de ventre qui gargouille, comme quand on a très faim de tartines au miel. Puis, un rire de pierre retentit : *Hahaha ! Hohoho !*
Le crapaud de pierre sembla s’animer. Ses yeux de statue pétillèrent et, tout doucement, il ouvrit grand la bouche.
— Regardez ! s’écria Nina en frappant dans ses mains.
Un petit filet d’eau apparut. Mais ce n’était pas de l’eau ordinaire. C’était de l’eau dorée, brillante comme des paillettes de soleil. Le liquide coulait avec un doux chant de clochettes : *Ting-ting, diling !*
Le filet d’eau se transforma bientôt en une jolie cascade de lumière qui remplissait le bassin. Partout où les gouttes dorées tombaient, des petites fleurs en sucre se mettaient à pousser sur les bords. L’air sentait bon la brioche chaude et la fleur d’oranger.
Nina s’approcha et trempa le bout de son doigt dans l’eau dorée. C’était tout chaud et ça faisait des petits guilis sur la peau.
— Bravo les amis ! dit Cracotte en battant des ailes. La fontaine est réveillée ! Elle a tellement ri qu'elle nous offre son trésor.
Nina remplit sa petite gourde avec l’eau qui chante. Elle savait que cette eau magique allait beaucoup l’aider pour la suite du voyage. Car, tout là-haut, dans le château de barbe à papa, le Magicien Boudeur attendait toujours qu’on vienne lui redonner le sourire.
— En route ! lança Nina, le cœur léger et les joues encore toutes roses de tant de grimaces. La Colline des Câlins nous attend !
Et la petite troupe reprit sa marche, sous le regard joyeux du crapaud de pierre qui, désormais, affichait un sourire plus large que la lune.
La fontaine aux éclats de rire
Voici le chapitre intitulé **« La fontaine aux éclats de rire »**, écrit avec toute la magie et la douceur du style Wonder Engine.
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# Chapitre : La fontaine aux éclats de rire
Nina se tenait debout devant le grand bassin de pierre. L’eau dorée qui s’en échappait brillait comme des milliers de petites lucioles en plein soleil. Ça faisait *« Plic, ploc, pshiiit ! »* et chaque gouttelette qui sautait dans l’air semblait faire un petit clin d’œil à la petite fille.
— Oh ! Regarde, Cracotte ! s’exclama Nina en tapant dans ses mains. La fontaine chante pour de vrai !
Cracotte, le petit oiseau aux plumes couleur de barbe à papa, tourbillonna au-dessus du jet d’eau.
— Ce n’est pas seulement une chanson, Nina ! C’est une fontaine magique. Elle a besoin de notre joie pour déborder de bonheur. Écoute bien… plus on rit fort, plus l’eau danse !
Nina regarda autour d’elle. Le jardin était encore un peu triste. Les arbres avaient des feuilles grises comme des vieux journaux et les fleurs penchaient la tête, toutes pâles, comme si elles faisaient une sieste trop longue.
— Alors, il faut qu’on soit très, très rigolos ! décida Nina.
Elle commença par faire sa plus belle grimace de poisson-bulle : elle gonfla ses joues au maximum, écarquilla les yeux et fit remuer ses oreilles. Cracotte la regarda et laissa échapper un petit sifflement joyeux.
*« Hi hi hi ! »* fit Nina.
Aussitôt, un jet d’eau dorée jaillit plus haut vers le ciel, tout droit comme une fusée de sucre ! Et là, un miracle se produisit. Une goutte tomba sur un buisson tout gris. *Pouf !* En un clin d’œil, le buisson devint vert pomme, si brillant qu’on aurait dit qu’il était recouvert de peinture fraîche.
— Ça marche ! cria Nina. Encore, encore !
Elle se mit à sautiller comme un petit kangourou rigolo. Cracotte, lui, faisait des loopings en chatouillant le nez du crapaud de pierre avec le bout de ses ailes. Le crapaud, qui avait maintenant un immense sourire, semblait vouloir rire lui aussi. Sa grosse gorge en pierre faisait : *« Croa-ha-ha ! Croa-ha-ha ! »*
Nina éclata de rire. Un vrai rire de tartine à la confiture, un rire qui remplit tout le ventre. Et plus elle riait, plus la fontaine devenait folle de joie ! L’eau dorée se mit à tourbillonner, créant des arcs-en-ciel de toutes les couleurs : du jaune citron, du rose fraise, du bleu menthe et du violet myrtille.
L’eau se répandit sur le sol en de petits ruisseaux scintillants. Partout où elle passait, la magie opérait :
Les fleurs de coton se coloraient en rouge vif.
Les grands chênes retrouvaient leurs manteaux de feuilles émeraude.
Même les petits cailloux du chemin se transformaient en bonbons multicolores.
— Regarde, Cracotte ! Le jardin se réveille ! dit Nina, les yeux écarquillés d'admiration.
L’air ne sentait plus seulement la brioche chaude, il sentait maintenant le parfum de mille fleurs sucrées. C’était comme si le jardin tout entier venait de prendre un grand bain de lumière. Les arbres secouaient leurs branches pour remercier Nina, et les fleurs ouvraient leurs pétales en faisant des petits bruits de bisous : *« Mwah ! Mwah ! »*
Nina s’approcha doucement du bord du bassin. L’eau dorée n’était pas seulement belle, elle était vivante. Elle chantait des chansons douces qui racontaient des histoires de doudous et de nuages en sucre.
— N’oublie pas le trésor, Nina, rappela doucement Cracotte en se posant sur son épaule.
Nina sortit sa petite gourde transparente. Elle la plongea dans l’eau chaude et pétillante. *Glou, glou, glou…* La gourde se remplit d’une lumière dorée qui réchauffait ses petites mains. Cette eau-là était précieuse : c’était du rire liquide, le remède parfait pour les gros chagrins.
— Voilà, dit Nina en refermant soigneusement le bouchon. Avec ça, même le Magicien Boudeur ne pourra pas rester fâché.
Elle jeta un dernier regard à la fontaine. Le crapaud de pierre semblait lui faire un clin d’œil complice. Le jardin n’était plus gris du tout. Il était redevenu le Jardin des Sourires, éclatant, parfumé et merveilleux.
— En route ! lança Nina avec énergie. Direction la Colline des Câlins !
Le cœur léger et les pieds bondissants, la petite fille et son ami oiseau s’enfoncèrent dans le sentier coloré. Sous leurs pas, l’herbe redevenue verte leur chatouillait les orteils, comme pour leur dire merci de les avoir ramenés à la vie. La grande aventure continuait, et la magie du rire brillait désormais dans la petite gourde de Nina, prête à éclairer le reste de son voyage.
Le jardin arc-en-ciel
Voici le chapitre suivant de l'histoire de Nina, écrit dans le style merveilleux et sensoriel du "Wonder Engine", parfaitement adapté aux oreilles des petits aventuriers de 3 à 5 ans.
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# Chapitre : Le jardin arc-en-ciel
Le soleil, qui s’était caché derrière un gros nuage boudeur, fit soudain une pirouette et montra son grand nez doré. *Hop !* D’un coup de baguette magique invisible, il inonda le jardin de lumière. Mais ce n’était pas une lumière ordinaire. C’était une lumière qui pétillait comme de la limonade, une lumière qui faisait danser les poussières d’or dans l’air.
— Regarde, Pipou ! s’exclama Nina en ouvrant de grands yeux ronds. Tout brille !
Le jardin n'était plus seulement vert. Il était devenu un véritable océan de couleurs, un immense tapis de bonbons pour les yeux. À chaque pas de Nina, le sol changeait de teinte. *Ploc !* Sous son pied gauche, une plaque de mousse devint rouge comme une fraise des bois. *Ploc !* Sous son pied droit, un caillou se mit à luire comme une émeraude.
Au milieu de cette explosion de couleurs, les fleurs firent quelque chose d'incroyable. Elles ne se contentaient pas d'être belles : elles s'étaient mises à chanter ! Les grandes tulipes jaunes ouvraient leurs corolles en faisant « *Pop ! Pop !* » et entonnaient des refrains joyeux.
— *La-la-la, le soleil est là ! Chantez les pétales, dansez les pistils !* chuchotaient les marguerites en secouant leurs collerettes blanches.
Les clochettes bleues, elles, faisaient un petit bruit de cristal quand le vent les frôlait : *Ting-ting ! Gling-gling !* C’était la musique la plus douce que Nina ait jamais entendue. Elle avait l'impression que le jardin tout entier lui faisait un gros câlin avec ses oreilles.
Nina se mit à courir sur le sentier. Elle se sentait légère, légère, comme si elle avait des ailes de papillon dans le dos. Sa petite gourde, bien calée contre sa hanche, clapotait doucement : *Glou-flic, glou-flac.* Le rire liquide à l’intérieur semblait répondre au chant des fleurs.
— Oh ! Pipou, regarde là-haut ! cria Nina en pointant le ciel du doigt.
Pipou, le petit oiseau bleu, ne tenait plus en place. Il s'élança dans l'azur pour rejoindre ses amis. Des dizaines d'oiseaux de toutes les couleurs — des rouges rubis, des oranges mandarine, des violets velours — s'amusaient à faire des acrobaties au-dessus des arbres. Ils dessinaient des boucles, des spirales et des zigzags, laissant derrière eux de petites traînées de paillettes multicolores.
On aurait dit un immense arc-en-ciel qui avait décidé de se transformer en un grand terrain de jeu.
— Un-deux-trois, pirouette ! chantait Pipou en faisant un tour sur lui-même avant de venir se poser sur l'épaule de Nina.
Nina s'arrêta devant un immense rosier dont les fleurs étaient grosses comme des ballons de plage. Elle approcha son petit nez et prit une grande inspiration.
— Ça sent le miel et le chocolat chaud ! dit-elle en rigolant.
Une rose rose, plus dodue que les autres, se pencha vers elle et lui caressa la joue avec un pétale aussi doux qu'un doudou.
— Bonjour, petite Nina, murmura la rose d'une voix parfumée. Merci d'avoir ramené les couleurs. Le jardin est si heureux qu'il a envie de danser avec toi !
Alors, Nina se mit à tourner sur elle-même. Ses cheveux volaient, sa robe tourbillonnait et son cœur faisait *boum-boum* de joie. Elle se sentait forte et courageuse. Avec le rire liquide dans sa gourde et toute cette beauté autour d'elle, elle savait qu'elle réussirait sa mission.
— Au revoir les fleurs ! Au revoir les oiseaux ! lança-t-elle en reprenant sa marche.
Le sentier devenait de plus en plus moelleux. Bientôt, l'herbe devint aussi douce que de la laine de mouton. Nina leva les yeux et aperçut, tout au bout du chemin, une colline toute ronde et toute rose qui semblait l'attendre.
— La Colline des Câlins ! s'écria Nina. Nous y sommes presque, Pipou !
Sous le ciel arc-en-ciel, la petite fille pressa le pas. Chaque fleur sur son passage s’inclinait pour la saluer, et le soleil continuait de briller de mille feux, comme pour lui dire que dans ce jardin, plus rien ne serait jamais gris. La magie était partout, nichée dans le parfum d’une rose ou dans le chant d’un oiseau, et Nina la portait fièrement dans son cœur d'enfant.
Le dodo des petits sourires
Voici le dernier chapitre de l'histoire de Nina, écrit dans le style merveilleux et sensoriel du "Wonder Engine".
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# CHAPITRE : Le dodo des petits sourires
Le soleil, fatigué d’avoir brillé tout le jour sur le Jardin des Sourires Enchantés, commençait à enfiler son grand pyjama de velours orangé. Les fleurs fermaient doucement leurs pétales, comme de petites mains qui se rejoignent pour dire « à demain ». Nina, ses joues encore toutes roses de bonheur, sentit un petit bâillement, long comme un ruban de soie, s’étirer au fond de sa gorge.
— Oh là là, Pipou ! dit-elle en serrant son doudou contre son cœur. Je crois que mes jambes sont devenues des spaghettis tout mous. Il est temps de rentrer faire un gros dodo.
D’un petit pas léger, Nina quitta la Colline des Câlins. Mais elle n’était pas triste, oh non ! Car elle emportait avec elle un trésor que personne ne pouvait lui voler : un sac rempli de rires et une valise pleine de lumière.
Lorsqu’elle poussa la porte de sa chambre, une odeur de vanille et de propre l’accueillit. C’était son petit nid à elle. Tout était calme, tout était doux.
— Clic-clac ! fit la petite lampe de chevet en diffusant une lumière aussi tendre que du miel.
Nina enfila son pyjama préféré, celui qui avait des petites étoiles qui brillaient dans le noir. En brossant ses dents, elle se regarda dans le miroir. Elle sourit. Et là, miracle ! Elle vit que ses yeux pétillaient exactement comme les fleurs magiques du jardin. Elle comprit alors le plus beau des secrets : le jardin n’était pas seulement « là-bas », derrière le sentier moelleux. Le jardin était là, juste ici, dans son petit cœur d’enfant.
— Tu te rends compte, Pipou ? chuchota-t-elle en se glissant sous sa couette qui ressemblait à un gros nuage de guimauve. Un tout petit sourire, c’est comme une petite bougie. Si tout le monde allume sa bougie, le gris disparaît pour toujours !
Pipou, avec ses grandes oreilles toutes douces, semblait écouter très attentivement. Nina le lova contre elle, son nez contre son museau de laine.
— Aujourd’hui, j’ai appris que mon sourire peut soigner les fleurs tristes, reprit Nina dans un souffle. Et que si je souris à maman, au chat ou même à la pluie, alors tout devient coloré. C’est ça, la vraie magie !
Dehors, la lune s’était levée. Elle ressemblait à une grosse part de fromage blanc posée sur un plateau d'argent. Elle veillait sur la maison. Dans la chambre, les petits sourires de la journée flottaient encore dans l'air, comme des lucioles invisibles qui chassaient les ombres sous le lit.
Nina sentit ses paupières devenir lourdes, aussi lourdes que des papillons fatigués. Elle ferma les yeux et visualisa le rire liquide de sa gourde. Elle imagina que ce rire coulait dans ses rêves, transformant les nuages en barbe à papa et les rivières en sirop de fraise.
— Bonne nuit, le jardin... murmura-t-elle. Bonne nuit, les fleurs qui dansent... Bonne nuit, Pipou...
Soudain, une main douce caressa ses cheveux. C’était maman.
— Fais de beaux rêves, ma petite fleur de joie, chuchota maman en déposant un baiser papillon sur son front.
Nina ne répondit pas, elle était déjà partie. Elle chevauchait un oiseau de lumière qui survolait des montagnes de chocolat. Mais sur son visage, un petit croissant de lune restait dessiné : son plus beau sourire. Car Nina savait maintenant que demain, dès son réveil, elle aurait le pouvoir de faire briller le monde entier, juste en ouvrant les lèvres.
Dans le silence de la nuit, on n'entendait plus que le *tic-tac* tranquille de la pendule et le petit *ron-ron* de Pipou. Le Jardin des Sourires s'était endormi, mais il battait très fort dans le cœur de la petite fille, prêt à refleurir au premier rayon du matin.
*Chut... Nina dort. Et avec elle, tous les sourires de la Terre font un gros dodo.*