Super Daddy et la Montagne des Câlins

Par Studio WonderJeunesse

**CHAPITRE 1 : Le réveil de Super Daddy** Il était une fois, dans une petite maison nichée entre un jardin de fleurs qui dansent et un grand chêne qui raconte des histoires, un papa pas tout à fait comme les autres. On l'appelait… **Super Daddy** ! Ce matin-là, le soleil entra dans la chambre sur ...

Le réveil de Super Daddy

**CHAPITRE 1 : Le réveil de Super Daddy** Il était une fois, dans une petite maison nichée entre un jardin de fleurs qui dansent et un grand chêne qui raconte des histoires, un papa pas tout à fait comme les autres. On l'appelait… **Super Daddy** ! Ce matin-là, le soleil entra dans la chambre sur la pointe des pieds. Il vint chatouiller le bout du nez de Super Daddy avec un rayon de lumière dorée. « Atchoum-Câlin ! » éternua Super Daddy en s'éveillant. Il s’étira si fort, si haut, que ses mains semblaient vouloir toucher les nuages de coton par la fenêtre. *Crac-pouf-poum !* firent ses muscles de papa courageux. Mais attention, Super Daddy ne porte pas de costume en fer ou de masque qui fait peur. Non, non ! Pour commencer sa journée de héros, il a besoin de son arme secrète. Il glissa sa main sous son oreiller moelleux et en sortit une magnifique étoffe. C’était sa **Cape Magique**. Elle était d’un rouge éclatant, aussi douce que l’oreille d’un lapin et parsemée de petites étoiles qui scintillaient dès qu’on riait. *Frou-frou !* En un tour de main, la cape fut attachée. Aussitôt, Super Daddy se sentit prêt à soulever des montagnes… ou au moins à préparer le plus grand bol de céréales du monde ! C’est alors que la porte s'ouvrit doucement. *Grinc-ouuiii…* Un petit visage malicieux apparut dans l’entrebâillement. C’était Petit Héros, son fidèle compagnon d'aventure, avec ses cheveux tout ébouriffés et son pyjama à motifs de dinosaures rigolos. — Super Daddy ! Super Daddy ! s’écria Petit Héros en bondissant sur le lit. C’est l’heure de la mission du matin ! Super Daddy attrapa Petit Héros et lui fit faire une pirouette dans les airs. — Bonjour, mon petit explorateur ! Es-tu prêt pour le premier câlin de la journée ? Mais alors que Super Daddy tendait ses grands bras pour un « Câlin-Ours », il s’arrêta net. Il fronça les sourcils. Il renifla l’air. *Snif, snif…* Quelque chose ne tournait pas rond. Il se précipita vers l’étagère magique, là où se trouvait le **Grand Bocal à Douceur**. C’était un bocal en verre enchanté qui brillait normalement d’une belle lumière rose et orangée, car c’est là que la famille rangeait tous les câlins de secours. — Oh là là ! Regarde, Petit Héros ! s’exclama Super Daddy, la voix tremblante d’émotion. Petit Héros s'approcha en trottinant. Le bocal était presque éteint. Au fond, il ne restait qu’un tout petit câlin, un câlin minuscule et tout rabougri, qui tremblotait comme une plume sous le vent. La réserve était vide ! — Mais… où sont passés les bisous-papillons ? demanda Petit Héros, tout triste. Et les gros câlins qui serrent fort ? Super Daddy posa une main rassurante sur l’épaule de son petit partenaire. — Ne t'inquiète pas. Je crois que la Montagne des Câlins, là-bas, tout au bout du monde, a oublié de nous envoyer sa poussière de tendresse cette nuit. Si le bocal reste vide, les sourires risquent de s'envoler et les bisous de s'évaporer ! Petit Héros serra ses petits poings. — On ne peut pas laisser faire ça ! Il faut faire quelque chose, Super Daddy ! Super Daddy fit voler sa cape rouge d’un geste héroïque. — Tu as raison ! Une mission nous attend. Nous allons traverser la Forêt des Chatouilles, franchir le Ruisseau des Chuchotements et grimper jusqu’au sommet de la **Montagne des Câlins** pour remplir notre bocal ! — Je prends mon doudou-bouclier ! cria Petit Héros en courant chercher son lapin en peluche. — Et moi, je prends mon sac à dos rempli de tartines magiques ! répondit Super Daddy en riant. D’un pas décidé, nos deux aventuriers se dirigèrent vers la porte. Dehors, le vent soufflait doucement une mélodie d’aventure. Le soleil brillait plus fort, comme pour les encourager. Super Daddy s’abaissa à la hauteur de son fils : — Es-tu prêt, Petit Héros ? Le chemin sera plein de surprises, de couleurs et de chansons ! — Prêt ! répondit Petit Héros en levant son doudou vers le ciel. Et c’est ainsi que, la cape au vent et le cœur battant de joie, Super Daddy et son petit complice franchirent le seuil de la maison. L’aventure ne faisait que commencer, et la Montagne des Câlins les attendait, cachée derrière les premiers nuages roses du matin. *Zzip !* La porte se ferma. En route pour l’aventure !

La carte du Pays des Bisous

# Chapitre : La carte du Pays des Bisous À peine avaient-ils fait trois pas dans le jardin que Super Daddy s’arrêta net. Il mit sa main en visière au-dessus de ses yeux, comme un vrai explorateur scrutant l’horizon. — Dis-moi, Petit Héros, chuchota-t-il d’une voix mystérieuse. Est-ce que tu entends ce petit bruit ? *Frou-frou… frou-frou…* Petit Héros tendit l’oreille. Ce n’était pas le vent. Ce n’était pas non plus un oiseau. Le bruit semblait venir de leur cabane magique, installée sous le grand chêne aux feuilles couleur de menthe. Là, posé sur le banc de bois, se trouvait l’**Oreiller-Nuage**, un gros coussin tout blanc et si moelleux qu’on aurait dit un morceau de barbe à papa tombé du ciel. — Ça bouge sous l’oreiller ! s’exclama Petit Héros en sautillant. Ensemble, ils s’approchèrent à pas de loup. *Chut… un pas… deux pas…* Petit Héros attrapa un coin de l’oreiller et, d’un coup sec : — Hop ! Ce n’était pas un trésor en or, ni un jouet oublié. C’était quelque chose de bien plus merveilleux. Un parchemin de soie, roulé et attaché par un ruban rose bonbon, scintillait doucement. — Regarde, Super Daddy ! Une lettre de la Fée des Câlins ! Super Daddy dénoua le ruban avec précaution. En s’ouvrant, la carte laissa échapper une nuée de petites paillettes dorées qui sentaient bon la vanille. Ce n’était pas une carte ordinaire. C’était la **Carte du Pays des Bisous**. — Oh là là ! s’émerveilla Super Daddy en écarquillant les yeux. Regarde ces couleurs, Petit Héros ! C’est le chemin secret vers la Montagne ! Le dessin représentait un paysage extraordinaire. Au toucher, la carte était douce comme la peau d’une pêche. Petit Héros posa son petit doigt sur le dessin d’une forêt aux arbres violets. — *Grizili-grizili !* fit la carte. Le papier se mit à vibrer et un petit rire cristallin s'en échappa. — C’est la **Forêt des Chatouilles**, expliqua Super Daddy en suivant le tracé du doigt. Si on traverse les herbes hautes, elles nous chatouillent les chevilles pour nous faire rire ! Petit Héros pointa ensuite une ligne bleue qui serpentait comme un serpent de sucre. — Et ça, c’est quoi ? — Ça, mon grand aventurier, c’est la **Rivière de Limonade**. Il paraît que les poissons y font des bulles qui sentent la fraise. Pour la traverser, il faudra sauter sur les Pierres de Guimauve sans perdre l’équilibre ! La carte semblait vivante. Les petits nuages dessinés dessus bougeaient lentement, et un petit soleil jaune brillait pour de vrai au milieu du papier. Tout en haut, dominant tout le reste, se dressait une montagne majestueuse, entourée d’un halo de lumière rose : la **Montagne des Câlins**. — Regarde tout en haut, dit Super Daddy d'une voix douce. C’est là que nous allons. Mais attention, la carte dit qu'il y a un passage secret juste après le **Pont des Bisous-Papillons**. Petit Héros serra son doudou-bouclier contre lui. Ses yeux brillaient de mille feux. La carte indiquait le premier arrêt : un petit sentier bordé de fleurs qui chantaient dès qu’on passait devant elles. — On y va, Super Daddy ? On suit la carte ? — On y va, Petit Héros ! Mais avant, n’oublions pas la règle numéro un des explorateurs du Pays des Bisous… Super Daddy se pencha et déposa un énorme bisou sur le front de son fils. *Plopp !* — Voilà ! Notre moteur à joie est allumé ! Petit Héros rit aux éclats, rangea précieusement la carte magique dans son petit sac à dos (en laissant un petit coin dépasser pour que la carte puisse "voir" le paysage), et ils se mirent en route. Leurs chaussures faisaient *crac-pouf* sur le gazon tendre. Le soleil leur caressait les joues, et la carte, bien au chaud contre le dos de Petit Héros, se mit à fredonner une petite mélodie pour leur indiquer la direction. L’aventure commençait vraiment, et la Forêt des Chatouilles n’était plus qu’à quelques pas de là, juste après le grand buisson de framboises…

La Forêt des Doudous qui Chantent

**CHAPITRE : La Forêt des Doudous qui Chantent** Après avoir dépassé le grand buisson de framboises — et en avoir profité pour tacher un tout petit peu leurs bouts de nez de rose sucré — Super Daddy et Petit Héros arrivèrent à l’orée d’un endroit vraiment extraordinaire. Devant eux, la forêt ne ressemblait à aucune autre. Ici, les troncs n’étaient pas en bois dur et marron, mais en **sucre d’orge géant** recouvert d'une écorce de velours blanc. Les feuilles n’étaient pas vertes, mais ressemblaient à de gros pompons de laine pastel : bleu ciel, jaune poussin et rose bonbon. — Regarde, Super Daddy ! s’exclama Petit Héros en écarquillant les yeux. Les arbres sont des nuages ! Super Daddy s’approcha d’un arbre et le toucha du bout du doigt. — C’est encore mieux que des nuages, mon grand. Ce sont des **arbres en coton** ! C’est la Forêt des Doudous qui Chantent. Écoute… Ils restèrent immobiles un instant. Le vent soufflait doucement à travers les branches de coton et, au lieu de faire *frou-frou*, la forêt faisait *mou-mou*. Et surtout, on entendait des petites voix haut perchées qui chuchotaient une mélodie toute douce : *« La-la-la, dodo-doudou… Viens faire un câlin au grand hibou… »* Soudain, une branche basse s’agita. Un petit lapin en peluche bleue, avec de très longues oreilles en satin, descendit en glissant comme sur un toboggan. Puis un ours en éponge orange apparut, suivi d’un éléphant en tricot vert. En quelques secondes, le sentier fut rempli de dizaines de doudous de toutes les couleurs ! Le Lapin Bleu s’avança, son petit nez en bouton rose frétillant de joie. — Halte-là, voyageurs ! Pour traverser la Forêt de Coton et rejoindre la Montagne des Câlins, il ne suffit pas de marcher. Il faut prouver que vos cœurs sont aussi souples que nos oreilles ! Petit Héros serra la main de Super Daddy. — Comment on fait ça, Monsieur Lapin ? Le lapin fit un petit bond périlleux. — C’est l’heure de la **Gigote-Party** ! Pour ouvrir le chemin, vous devez danser la Danse des Doudous avec nous. Si vous nous faites rire, les arbres s'écarteront pour vous laisser passer ! Super Daddy ajusta sa cape imaginaire et fit un clin d’œil à son fils. — On est les rois de la danse, pas vrai Petit Héros ? Musique, maestro ! Alors, toute la forêt se mit à vibrer. Les arbres de coton commencèrent à battre la mesure en faisant *Pouf ! Pouf ! Pouf !*. Les doudous se mirent en cercle autour d'eux. — Première étape ! cria l’ours en éponge. **Le Wiggle-Wiggle des Oreilles !** Petit Héros et Super Daddy mirent leurs mains sur leurs têtes et firent bouger leurs doigts comme des oreilles de lapin en remuant les fesses. *« Wiggle, wiggle, wiggle ! »* chantaient-ils en chœur. Les doudous rigolaient tellement que leurs coutures en tremblaient. — Deuxième étape ! lança l’éléphant en tricot. **Le Pas du Chatouillis-Sautant !** Il fallait sauter très haut sur le sol en coton, qui fonctionnait comme un immense trampoline. *Boing ! Boing !* À chaque bond, Super Daddy essayait de chatouiller le ventre de Petit Héros en plein vol. Leurs rires s’envolaient comme des bulles de savon entre les branches moelleuses. — Et enfin… le final ! cria le Lapin Bleu. **La Toupie-Câlin !** Petit Héros fonça dans les bras de Super Daddy. Ils se mirent à tourner, tourner, tourner sur eux-mêmes, comme une toupie de bonheur, au milieu de la forêt qui chantait à tue-tête. Super Daddy faisait voler Petit Héros, dont les pieds frôlaient les feuilles-pompons des arbres. Soudain, un grand nuage de confettis en soie tomba du ciel. Les arbres en coton se mirent à briller d’une douce lumière dorée et, comme par magie, ils s’écartèrent doucement, révélant un petit chemin de plumes blanches qui montait vers les hauteurs. Le Lapin Bleu vint frotter son nez contre celui de Petit Héros. — Bravo ! Votre danse était la plus rigolote de l’année. Tenez, voici un petit souvenir. Il lui tendit un minuscule pompon de coton arc-en-ciel qui sentait bon la guimauve. — C’est une **Étoile de Douceur**, expliqua le lapin. Elle brillera dans ton sac si jamais le chemin devient un peu trop sombre. — Merci, les doudous ! cria Petit Héros en rangeant le trésor. Alors qu’ils reprenaient la route, le sol sous leurs pieds était devenu si mou qu’ils avaient l’impression de marcher sur des marshmallows géants. Super Daddy prit la main de Petit Héros et ils continuèrent leur ascension, portés par la petite chanson de la forêt qui résonnait encore dans leurs oreilles. — On a réussi, Super Daddy ! On approche de la Montagne ? — Regarde là-haut, Petit Héros… Au loin, par-delà les cimes de coton, on apercevait un sommet qui ne semblait pas fait de roche, mais d'une immense fourrure violette tout ébouriffée. La Montagne des Câlins n’était plus très loin, mais entre elle et nos héros se dressait maintenant une rivière très étrange, où l'eau semblait être faite de chocolat chaud…

Le Pont des Chatouilles

# Chapitre : Le Pont des Chatouilles Devant Super Daddy et Petit Héros, la rivière de chocolat s’étalait comme un immense ruban de velours marron. Elle faisait de petits bruits de bouche, des *« glou-glou »* et des *« plop-plop »*, en laissant s’échapper des nuages de vapeur qui sentaient bon la cannelle et la vanille. — Oh là là ! s’exclama Petit Héros en ouvrant de grands yeux ronds. C’est une piscine géante pour le goûter ! — C’est vrai, sourit Super Daddy en ajustant sa cape étoilée. Mais attention, elle est très profonde et très collante. Pour arriver à la Montagne des Câlins, nous devons trouver un moyen de passer de l’autre côté sans transformer nos bottes en biscuits trempés. Soudain, un petit rire cristallin s’éleva du bord de l’eau. Là, juste devant eux, une structure très étrange commença à briller. Ce n’était pas un pont en pierre, ni un pont en bois. C’était un pont fait de **plumes de flamants roses** et de **guirlandes de laine arc-en-ciel**, toutes tressées ensemble. — Regarde ! dit Petit Héros. Le Pont des Chatouilles ! Au bout du pont, une petite pancarte en sucre d'orge indiquait : *« Pour traverser sans tomber, il faut savoir rigoler ! »* Petit Héros, très courageux, s’avança et posa un premier pied sur la laine moelleuse. Aussitôt, un son de clochette retentit : *« Gling ! »*. Le pont sembla s’animer. Les petites plumes commencèrent à gigoter sous sa semelle, comme si elles voulaient lui raconter une blague très rigolote. — Hi hi ! Oh non ! Ça chatouille ! s'écria Petit Héros en faisant un petit bond. Il essaya de poser le deuxième pied, mais le pont se mit à frétiller de plus belle. Des centaines de petits fils de soie venaient lui titiller les chevilles et le dessous des pieds. — C’est impossible, Daddy ! Chaque fois que je marche, mes pieds veulent s’envoler tellement ça gratouille ! Super Daddy éclata d'un grand rire chaleureux. Il s'avança à son tour. Dès que ses grandes bottes touchèrent les plumes, le pont fit un bruit de ressort : *« Boing-guili-guili ! »*. Super Daddy commença à se tortiller dans tous les sens, comme s'il dansait une rumba magique. — Oh là là, Petit Héros ! Tu as raison, ce pont est un vrai farceur ! On dirait qu'il est fait de mille petits doigts qui veulent nous faire rire ! Pour réussir la traversée, ils durent se donner la main très fort. — Un pas de géant, et un éclat de rire ! commanda Super Daddy. *Un pas… « Hihihi ! »* *Deux pas… « Hahaha ! »* À chaque pas, le pont devenait de plus en plus mou et de plus en plus joyeux. Des petites bulles de savon parfumées à l'orange s'envolaient des plumes à chaque fois qu’ils trébuchaient de rire. Petit Héros avait les joues toutes roses. Il avait l'impression que ses pieds étaient devenus de petits oiseaux qui battaient des ailes. — Regarde, Daddy ! Si on court vite en riant très fort, le pont devient tout solide ! C'était le secret ! Le Pont des Chatouilles adorait le bonheur. Plus les deux héros riaient, plus les plumes se serraient pour former un chemin stable. Ils traversèrent le milieu de la rivière, juste au-dessus des remous de chocolat chaud qui faisaient des bulles de joie en les voyant passer. — On y est presque ! cria Super Daddy, tout essoufflé par les guilis. Dans un dernier élan de rire, ils firent un immense bond et atterrirent — *Pouf !* — de l'autre côté de la rive, sur un tapis de mousse qui sentait la menthe fraîche. Le Pont des Chatouilles fit un dernier petit balancement de plumes, comme pour leur dire au revoir, puis il redevint immobile et brillant sous la lumière douce du ciel. Petit Héros se laissa tomber sur le dos, encore un peu secoué par les derniers tressaillements dans ses chaussettes. — Mes pieds font encore « drelin-drelin », Daddy ! C’était la traversée la plus rigolote du monde ! Super Daddy s’assit à côté de lui et pointa le doigt vers l’horizon. Là, juste devant eux, la Montagne des Câlins se dressait fièrement. Sa fourrure violette semblait onduler sous une brise légère, et on aurait dit qu'elle respirait doucement, comme un gros chat endormi. — Regarde, Petit Héros. On a passé la rivière. La Montagne nous attend, et je crois bien qu'elle a hâte de nous recevoir… L'aventure continuait, et dans le sac de Petit Héros, l'Étoile de Douceur commença à scintiller d'une lueur dorée, car elle sentait que le moment du Grand Câlin approchait enfin.

Rencontre avec Petit Nuage

**CHAPITRE : Rencontre avec Petit Nuage** Le pied de la Montagne des Câlins était aussi doux qu’un immense tapis de mousse. Sous les bottines de Petit Héros, l’herbe ne faisait pas « crac », elle faisait « pouf-pouf », comme si on marchait sur des oreillers géants. L’air sentait bon le chocolat chaud et la fleur d’oranger, un parfum qui donnait envie de fermer les yeux et de faire une petite sieste. Mais Petit Héros n’avait pas envie de dormir. Ses yeux s’écarquillèrent soudain. — Regarde, Daddy ! Là-bas, sur le rocher en sucre glace ! Il y a une grosse barbe à papa toute triste ! Super Daddy s’approcha doucement. Ce n’était pas une barbe à papa. C’était un petit nuage, tout rond, tout frisé, mais d’un gris un peu terne, comme une chaussette oubliée sous un lit. Le petit nuage était posé par terre, les bords tout effilochés, et il laissait échapper de minuscules gouttes de pluie qui faisaient « plic-ploc » sur ses petites joues vaporeuses. — Bonjour, Petit Nuage, dit Super Daddy d’une voix douce comme du miel. Pourquoi restes-tu ici, tout seul sur la terre, au lieu de danser dans le ciel ? Le nuage poussa un grand soupir qui fit voler quelques confettis autour de lui. — Je n’y arrive pas… murmura-t-il avec une voix de vent léger. Mes ailes de coton sont trop lourdes. Chaque fois que je veux m’envoler, je fais « flop » ! Je crois que j’ai perdu mon étincelle de légèreté. Je suis un nuage qui ne sait pas voler… Je suis un nuage de plomb. Petit Héros s'approcha et caressa le bord du nuage. C’était un peu mouillé, mais surtout très, très doux. — Ne pleure pas, Petit Nuage ! On va t'aider ! Daddy, tu as vu ? Il est tout froid ! Super Daddy s’agenouilla. Il savait exactement ce qu’il fallait faire. Dans le monde de la Montagne des Câlins, la tristesse est comme un petit nœud que l’on peut défaire avec un peu de chaleur. — Tu sais, Petit Nuage, commença Super Daddy en ouvrant grand ses bras de héros, parfois, le courage s’endort au fond du cœur. Il a juste besoin d’un petit moteur pour repartir. Est-ce que tu veux un Câlin-Turbo ? Le petit nuage hocha timidement la tête. Super Daddy l’entoura de ses grands bras costauds et protecteurs. Petit Héros vint se blottir aussi, plongeant ses mains dans la vapeur de coton. C’était un câlin magique. On aurait dit que Super Daddy transmettait de la lumière au nuage. On entendait un petit bourdonnement joyeux, un « huumm » de bonheur. Petit à petit, la couleur du nuage changea. Le gris triste s’évapora pour laisser place à un rose bonbon éclatant, puis à un blanc brillant, parsemé de petites paillettes d’or. — Oh ! Ça chatouille ! s’écria Petit Nuage en se mettant à sautiller sur le rocher. Je sens des bulles de savon dans mon ventre ! Je me sens léger… léger comme une plume de bisou ! Soudain, le nuage gonfla, gonfla, jusqu’à devenir aussi gros qu’un canapé de salon. Il ne faisait plus « flop », il faisait « frou-frou » en flottant à quelques centimètres du sol. — Merci Super Daddy ! Merci Petit Héros ! Je me sens capable de grimper jusqu’à la lune ! Vous voulez faire un tour ? Je vous emmène là où la montagne touche les étoiles ! — Oh oui ! s’exclama Petit Héros en tapant dans ses mains. D’un bond agile, Super Daddy installa Petit Héros sur le dos du nuage. C’était plus confortable que le plus moelleux des matelas. Super Daddy s’assit derrière lui, et Petit Nuage s’élança dans les airs avec un petit sifflet joyeux. — Accrochez-vous à mes boucles de coton ! lança Petit Nuage. Ils s’élevèrent au-dessus des sapins en sucre d’orge. En dessous d’eux, la Montagne des Câlins changeait de couleur, passant du violet au rose fuchsia. Petit Héros voyait des cascades de lait qui coulaient en silence et des lapins-guimauves qui leur faisaient de grands signes avec leurs oreilles. L’air devenait plus frais, mais ils n’avaient pas froid, car le dos de Petit Nuage dégageait une douce chaleur de radiateur en hiver. — On vole, Daddy ! On vole vraiment ! — C’est grâce à ton cœur, Petit Héros, répondit Super Daddy en le serrant contre lui. Quand on redonne le sourire à quelqu’un, on finit toujours par s’envoler un peu avec lui. Dans le sac à dos, l’Étoile de Douceur se mit à chanter une petite mélodie cristalline. Le sommet de la Montagne n’était plus très loin, et au-dessus d’eux, le ciel commençait à se remplir de confitures de nuages aux couleurs du soir. L'aventure n'avait jamais été aussi douce.

L'escalier en guimauve

**CHAPITRE : L'escalier en guimauve** Petit Nuage descendit tout doucement, comme une plume qui voyage dans le vent. Avec un petit « Pschitt ! » de vapeur parfumée à la fraise, il se posa délicatement au pied de la dernière montée. — Terminus, tout le monde descend ! gazouilla Petit Nuage en faisant un clin d’œil. Super Daddy et Petit Héros posèrent les pieds au sol. Mais ce n’était pas un sol ordinaire. Sous leurs chaussures, la terre faisait « Pouik-Pouik » et semblait aussi souple qu’un gros matelas. Devant eux, un spectacle incroyable les attendait. Pour atteindre le sommet de la Montagne des Câlins, il n’y avait pas de chemin de cailloux, mais un immense escalier magique. — Regarde, Daddy ! s'exclama Petit Héros en ouvrant de grands yeux ronds. On dirait des bonbons géants ! C’était vrai. L’escalier était composé de marches énormes, rectangulaires et d’un rose pastel tout doux. Elles brillaient sous la lumière des nuages-confiture comme si elles étaient saupoudrées de sucre glace. — Ce sont des marches en guimauve, expliqua Super Daddy avec un sourire gourmand. Et sens cette odeur… Petit Héros huma l’air. Ça sentait la vanille, le sucre chaud et la fleur d'oranger. Il s’approcha de la première marche et posa sa main dessus. Elle était tiède, rebondissante et si moelleuse qu’on aurait dit un petit nuage solide. — Pour monter, mon Petit Héros, il ne faudra pas marcher, prévint Super Daddy en ajustant sa cape de super-papa. Il va falloir sauter ! Très, très haut ! Petit Héros prit son élan. Ses petites jambes s’élancèrent. — HOP ! Il atterrit en plein milieu de la première guimauve rose. « BOING ! » fit la marche. Le rebond fut si puissant que Petit Héros s’envola un petit instant dans les airs, en agitant les bras comme un petit oiseau rigolo, avant de retomber sur la deuxième marche. — C’est rigolo ! On dirait un château gonflable qui ne finit jamais ! Super Daddy, lui aussi, commença à grimper. À chaque fois qu’il sautait, la montagne faisait un bruit de tambourin : « Bam-bim-boum ! ». Malgré sa grande taille, Super Daddy était léger comme une bulle de savon. — Attention, mon grand, les marches deviennent plus hautes ! cria Super Daddy. Effectivement, plus ils montaient, plus les guimauves étaient grosses. Pour atteindre la dixième marche, Petit Héros devait faire un saut de géant. Il s'accroupit, concentra toute sa force dans ses genoux, et… — ZOUUU ! Mais la marche était un peu loin. Petit Héros allait rater le bord ! Heureusement, Super Daddy, qui veillait comme toujours, tendit ses grands bras forts. Il attrapa Petit Héros au vol et le hissa avec lui sur la marche suivante. — On y est presque, murmura Super Daddy. Tu entends ? Petit Héros tendit l'oreille. Dans son sac à dos, l’Étoile de Douceur s’était mise à briller si fort que des petits rayons de lumière traversaient le tissu. Elle chantonnait plus fort, une mélodie qui ressemblait à une berceuse que l'on chante le soir pour s'endormir. — L’étoile est contente, Daddy ! Elle sait qu’on arrive ! Ils continuèrent leur ascension, sautant de rose en rose, de rebond en rebond. À chaque saut, ils éclataient de rire. Leurs rires s'envolaient dans le ciel et se transformaient en petites étincelles dorées qui retombaient sur les sapins en sucre d'orge en bas. — Regarde en bas, Daddy ! On est plus hauts que les oiseaux ! En dessous d’eux, toute la vallée ressemblait à un immense goûter coloré. Les rivières de lait brillaient comme des rubans d’argent et les forêts de bonbons semblaient toutes petites, comme des jouets. Soudain, ils arrivèrent devant la toute dernière marche. Elle était immense, aussi large qu'une maison, et d'un rose si vif qu'elle semblait pétiller. — Celle-là, on la saute ensemble ? demanda Super Daddy en tendant sa main à Petit Héros. — Ensemble ! répondit Petit Héros en serrant très fort la main de son papa. Ils comptèrent jusqu’à trois : — Un… deux… TROIS ! Ils firent le plus grand saut de toute leur vie. Ils eurent l’impression de toucher les nuages-confiture de la pointe des doigts. Le vent leur chatouilla le ventre, et ils restèrent suspendus un court instant dans l'air tiède, entourés par l'odeur de la guimauve et le chant de l'étoile. Puis, ils retombèrent tout en douceur, non pas sur une marche, mais sur un tapis de mousse de velours, tout en haut du sommet. Le voyage sur l'escalier en guimauve était fini, mais la plus belle partie de l'aventure allait commencer. Car là, juste devant eux, se dressait le Palais des Gros Câlins, qui scintillait sous la lune comme un immense diamant de sucre.

Le Sommet Tout Doux

Voici le chapitre final de votre conte, écrit dans le style merveilleux et sensoriel du "Wonder Engine". *** # Chapitre : Le Sommet Tout Doux *Pouf !* C’était le bruit le plus moelleux de la terre. En atterrissant au sommet, Petit Héros et Super Daddy ne s’étaient pas fait mal du tout. Au contraire ! Le sol n’était pas fait de cailloux pointus, mais d’une mousse de velours vert pomme, plus douce que le doudou le plus doudou du monde. Petit Héros se releva en sautillant. Ses petits pieds s’enfonçaient dans la mousse comme s’il marchait sur un énorme gâteau à la guimauve. — Oh ! Papa, regarde ! s’exclama Petit Héros en écarquillant les yeux. C’est... c’est le château de la Reine des Tartines ? Devant eux, le Palais des Gros Câlins brillait de mille feux. Ses tours étaient faites de sucre filé qui s’étirait jusqu’aux étoiles, et ses fenêtres étaient de grands cristaux de miel qui brillaient doucement. Mais ce qui attira l'attention de nos deux explorateurs, ce n'était pas le palais. C’était ce qui se trouvait juste au milieu de la grande place : une immense fontaine magique. — Viens voir, mon Petit Héros, dit Super Daddy en riant. On dirait que nous avons trouvé le trésor de la montagne ! Ils s’approchèrent main dans la main. La fontaine était sculptée dans un nuage solide et blanc. À son sommet, l’eau ne coulait pas comme dans un robinet ordinaire. C’était une cascade de lumière rose et scintillante qui faisait un bruit de petit rire : *« Gligli ! Glouglou ! »* — C’est quoi, cette odeur ? demanda Petit Héros en reniflant de son petit nez tout mignon. On dirait... — On dirait des fraises des bois ! compléta Super Daddy. Et il avait raison. Une délicieuse odeur de fraise sucrée flottait tout autour de la fontaine. Mais ce n’était pas tout. De la cascade s’échappaient des milliers de bulles transparentes qui volaient dans l'air tiède. — Regarde, Papa ! Des bulles de bisous ! Petit Héros tendit la main. Une bulle vint se poser délicatement sur sa joue. *Pop !* En éclatant, la bulle fit un petit bruit de bisou et laissa sur sa peau une sensation de douceur infinie et un parfum de fruit rouge. — Oh ! Ça fait des guilis dans mon cœur ! s'écria Petit Héros en éclatant de rire. Super Daddy s’approcha de la fontaine et plongea ses mains dans l’eau rose. Quand il les ressortit, ses mains ne brillaient pas seulement de gouttes d’eau, elles brillaient d’une lumière dorée. — Approche, Petit Héros, dit Super Daddy avec une voix toute douce, comme une caresse. Sais-tu quel est le secret de cette fontaine ? C’est la Fontaine des Câlins Infinis. Plus on en prend, plus il y en a ! Super Daddy ouvrit grand ses bras de super-héros. Petit Héros s’y jeta à toute vitesse. À cet instant précis, la fontaine s'illumina encore plus fort. Un arc-en-ciel de paillettes de sucre jaillit vers le ciel. Le câlin était immense. Il était chaud comme un chocolat chaud sous une couverture, il était rassurant comme une petite veilleuse dans la nuit, et il sentait bon la fraise et l'amour. Petit Héros se sentait tout léger, comme s'il s'envolait. — On a réussi, Papa ? demanda Petit Héros, la tête posée contre le costume de Super Daddy. On a trouvé le trésor ? — Oui, mon champion, répondit Super Daddy en lui embrassant le haut du front. Le plus grand trésor du monde n'est pas dans un coffre-fort. Il est ici, tout en haut de la montagne, dans ce câlin que nous partageons. Et le plus beau, c'est qu'on peut ramener ce trésor à la maison dans notre cœur. Autour d'eux, les étoiles semblaient danser. La lune leur fit un petit clin d'œil d'argent. Petit Héros ferma les yeux, bercé par le chant de la fontaine. Il était fatigué après ce long voyage sur l'escalier de guimauve, mais il était le plus heureux des petits garçons. — Je t'aime, Super Daddy, murmura-t-il dans un bâillement. — Je t'aime aussi, mon Petit Héros. Plus haut que la montagne, et plus loin que les étoiles. Et là, au Sommet Tout Doux, enveloppés par le parfum des fraises et la magie des bisous-bulles, nos deux héros s'assirent dans la mousse de velours pour admirer la nuit, prêts pour le plus merveilleux des dodos.

Le plein de tendresse

**CHAPITRE : Le plein de tendresse** Au sommet de la Montagne des Câlins, le silence était aussi doux qu’une couverture en laine polaire. Le ciel n'était plus seulement noir, il était d'un bleu nuit profond, saupoudré de sucre glace d'étoiles. Super Daddy restait assis dans la mousse de velours, son grand manteau de héros enveloppant Petit Héros comme un nid chaud et protecteur. — Dis, Super Daddy, chuchota l’enfant en frottant ses yeux un peu fatigués, est-ce que le trésor va s'envoler si on s'endort ? Super Daddy sourit. Sa barbe piquait juste ce qu'il fallait pour faire rire, et ses yeux pétillaient comme des cierges magiques. — Oh non, mon champion. Mais j’ai une idée de super-héros. Avant de redescendre dans le monde des rêves, nous allons faire « le plein de provisions ». Petit Héros se redressa, intrigué. — Mais on n'a pas de sac à dos ! Et mes mains sont trop petites pour tout porter ! — On n'a pas besoin de sac, expliqua Super Daddy en montrant son torse et les côtés de son costume. Regarde bien… Ici, et là, nous avons des **poches invisibles**. Ce sont les poches du cœur. Elles sont magiques : plus on les remplit de tendresse, plus on se sent léger. Et le plus beau, c’est qu’on peut en rapporter pour toute la maison ! Petit Héros ouvrit de grands yeux ronds. Il mima l’ouverture d’une fermeture éclair imaginaire sur son propre pyjama de héros. *Zip !* — Je suis prêt, Daddy ! Qu’est-ce qu’on attrape en premier ? — On commence par les **Bisous-Bulles**, proposa Super Daddy. Il tendit les mains vers le ciel. Autour d'eux, de petites sphères irisées flottaient dans l'air frais. C’étaient des bulles qui sentaient bon la fraise des bois et la fleur d'oranger. Chaque fois qu'une bulle touchait leur joue, elle faisait un petit bruit de bisou : *Mwah !* Petit Héros se mit à "cueillir" les bulles avec précaution. — Celle-là, c’est pour Maman ! Elle brille comme son sourire ! *Hop*, dans la poche droite ! — Et celle-ci, toute dorée, c’est pour le petit frère, ajouta Super Daddy. Pour qu’il fasse des rêves qui goûtent le miel. *Hop*, dans la poche gauche ! Ils restèrent un moment à danser doucement sur la mousse, attrapant au vol des éclats de rire qui ressemblaient à des lucioles et des caresses de vent qui rappelaient la douceur d'un chaton. — Regarde, Daddy ! s'exclama Petit Héros en désignant une lueur rosée qui flottait près de la fontaine. C'est quoi ? — Ça, c’est de la **Poudre de Patience**, répondit Super Daddy d'une voix de velours. C’est très précieux. On en mettra un peu dans le café de Maman demain matin, pour que la journée soit calme et joyeuse, même si on renverse un peu de lait. Petit Héros ramassa une poignée de cette lumière rose et l'enfouit précieusement dans sa poche secrète, juste au-dessus de son cœur. Il sentit une chaleur délicieuse se diffuser dans tout son corps. C’était comme boire un chocolat chaud après une bataille de boules de neige. — Est-ce qu'on a assez de place pour des **Câlins-Coussins** ? demanda l'enfant en baillant à s'en décrocher la mâchoire. — Il y a toujours de la place pour les câlins, répondit Super Daddy en le serrant encore plus fort. Il mima alors un grand geste circulaire, comme s'il ramassait tout l'air parfumé et toute la douceur de la montagne pour en faire une grosse pelote invisible. — On prend un gros morceau de ce moment, on le plie soigneusement comme un mouchoir de soie, et on le garde pour les jours où on est un peu triste ou un peu fatigué. Petit Héros imita son papa. Il appuya ses petites mains sur ses poches pleines à craquer de magie. — Ça y est, Daddy. Mes poches sont pleines de tendresse. Elles brillent tellement fort que je crois que je vois à travers mon pyjama ! Super Daddy déposa un dernier baiser sur les cheveux ébouriffés de son petit aventurier. — C’est ça, le secret des Super-Familles, murmura-t-il. On fait le plein ici, et on distribue tout à la maison. Plus on donne de tendresse, plus nos poches se remplissent à nouveau. La lune, comme une veilleuse géante, sembla baisser un peu son intensité pour les laisser se reposer. Petit Héros posa sa tête contre l'épaule solide de Super Daddy. Il se sentait riche, plus riche que tous les rois de la terre. Il avait de la tendresse pour Maman, de la douceur pour son frère, de la patience pour demain, et un immense amour pour son Super Daddy. — Mission accomplie… murmura Petit Héros dans un souffle. — Mission accomplie, mon champion, répondit Super Daddy. Alors, au milieu des étoiles dansantes et du parfum des fraises magiques, les deux héros fermèrent les yeux. Le Sommet Tout Doux les berça doucement, tandis que dans leurs poches invisibles, le trésor de la montagne continuait de briller, prêt à illuminer toute la maison dès leur réveil. Et c'est ainsi que, le cœur léger et les poches pleines de nuages, Super Daddy et son Petit Héros s'endormirent, enveloppés dans le plus beau des dodos.

Le retour en toboggan arc-en-ciel

### Chapitre : Le retour en toboggan arc-en-ciel Le Sommet Tout Doux ronronnait doucement sous eux, comme un gros chat de nuages. Petit Héros ouvrit un œil, puis deux. Il se frotta le nez contre la cape en velours de Super Daddy. Le silence de la montagne était peuplé de petits bruits magiques : le *clic-clic* des étoiles qui s'éteignent et le *frou-frou* de la brise qui sent la vanille. — Dis, Super Daddy ? chuchota Petit Héros. On est très hauts, là-haut. Comment on va redescendre pour retrouver Maman et le chocolat chaud ? Super Daddy se redressa en souriant, ses muscles de héros brillant sous la lueur de la lune. Il tapota ses poches remplies de tendresse et fit un clin d’œil complice. — Pour monter, on a utilisé le courage, mon champion. Mais pour descendre, on va utiliser la joie ! Regarde bien… Super Daddy sortit de sa ceinture de super-héros un petit sifflet en sucre cristal. Il souffla dedans : *Fouuuu-ouuuu !* Soudain, le ciel se mit à pétiller. Une traînée de lumière commença à pousser juste sous leurs pieds. Ce n’était pas un chemin de terre, ni un escalier de pierre. C’était un ruban immense, large comme une autoroute pour géants, qui se déployait en une courbe parfaite jusqu’à l’horizon. — Oh ! Un toboggan arc-en-ciel ! s’écria Petit Héros en sautant de joie. C’était le plus beau toboggan du monde. Il y avait du rouge-fraise qui brillait, de l’orange-abricot qui scintillait, du jaune-citron qui clignotait, du vert-menthe tout frais, du bleu-myrtille profond et du violet-prune tout doux. L’arc-en-ciel vibrait comme une musique joyeuse. — Prêt pour la grande glissade ? demanda Super Daddy en s’asseyant au bord de la lumière. Monte sur mes genoux, accroche-toi à mon cou, et surtout… n’oublie pas de crier « Youpi » ! Petit Héros s'installa contre le torse solide de son papa. Il sentait la chaleur de Super Daddy et l'odeur du doudou propre. — Attention… Un… Deux… Trois… C’est parti ! *Zouuuuuuuf !* En un éclair, ils s'élancèrent sur la piste rouge. Ça chatouillait les fesses ! C’était comme glisser sur de la soie mélangée à de la crème chantilly. Le vent soufflait dans leurs cheveux, emportant les derniers petits soucis de la journée. — On va trop vite ! rigolait Petit Héros, les joues toutes roses. — C’est la vitesse de l’amour, mon grand ! répondit Super Daddy en riant aux éclats. Ils passèrent sur la bande orange. *Scrunch, scrunch !* On aurait dit qu’ils glissaient sur des confettis de soleil. Puis, ils traversèrent le jaune. C’était chaud et doux, comme un rayon de lumière qui vous fait un câlin. — Regarde, Super Daddy ! Les nuages nous saluent ! En effet, de petits nuages en forme de moutons s’écartaient sur leur passage en faisant « Bêêê-magique ! ». Petit Héros tendit la main et attrapa au vol une poignée de poussière d’étoiles qui restait accrochée au toboggan. Il la glissa vite dans sa poche, juste à côté de sa provision de bisous. Le toboggan plongea vers le bleu. *Vliiiit !* Ils avaient l’impression de nager dans un océan de sirop de myrtille, mais sans être mouillés. C’était frais et apaisant. Petit Héros ferma les yeux une seconde pour mieux sentir la glissade dans son ventre. Ça faisait des guilis-guilis, comme quand on fait de la balançoire très haut. — On arrive ! annonça Super Daddy d’une voix de tonnerre joyeux. La fin du toboggan arc-en-ciel ne s'arrêtait pas dans la rue, ni dans le jardin. Non, la magie de la Montagne des Câlins connaissait le chemin par cœur. Le ruban violet s’étira, s’amincit, passa par la fente de la boîte aux lettres, se faufila sous la porte d’entrée et vint se dérouler tout doucement, comme un tapis de velours, au milieu du salon. *Plop !* Dans un petit bruit de bouchon de champagne, Super Daddy et Petit Héros atterrirent en douceur sur le grand canapé moelleux. Le salon était calme. La petite lampe de chevet diffusait une lumière dorée. Le chat, endormi sur le tapis, ouvrit un œil, s'étira, et se rendormit aussitôt. On aurait dit que le temps s’était arrêté juste pour leur voyage. Petit Héros regarda ses mains : elles brillaient encore un peu de la couleur de l’arc-en-ciel. Il toucha ses poches : elles étaient lourdes, pleines à craquer de toute la tendresse ramassée là-haut. — On est rentrés, Super Daddy ? murmura-t-il, un peu impressionné. — On est rentrés, mon champion. La mission est terminée. Petit Héros se blottit une dernière fois contre son papa. Le toboggan arc-en-ciel s’évapora lentement, laissant derrière lui une légère odeur de fraise et de bonheur. Ils étaient fatigués, mais leurs cœurs étaient de vrais soleils. La maison entière semblait maintenant plus douce, plus chaude, comme si le trésor de la montagne s'était déjà répandu partout. — Demain, on recommence ? demanda Petit Héros en fermant les paupières. — Demain, on inventera une autre aventure, répondit Super Daddy en l'embrassant sur le front. Mais pour l'instant, dodo les héros. Et dans le silence du salon, on n'entendit plus que le tic-tac de la pendule et le souffle paisible de deux aventuriers partis au pays des rêves, le cœur rempli de couleurs.

Le plus grand des câlins

**CHAPITRE : Le plus grand des câlins** La veilleuse diffusait une lueur de miel dans la chambre de Petit Héros. Le silence était aussi doux qu’une plume de canari. Tandis que Super Daddy aidait son petit aventurier à enfiler son pyjama aux motifs d'étoiles, il se passa quelque chose d'extraordinaire. En vidant les poches du petit garçon, celles qui étaient lourdes de la tendresse ramassée sur la Montagne, une pluie de minuscules étincelles dorées s’échappa. Les pépites de douceur ne tombèrent pas par terre : elles flottèrent dans l’air, comme des lucioles amoureuses, avant de venir se poser sur les jouets, sur le lit et même sur le bout du nez du doudou Lapin. — Regarde, Papa ! chuchota Petit Héros en écarquillant ses grands yeux. La montagne est venue jusque dans ma chambre ! Super Daddy sourit, ses yeux brillant d’une malice tendre. — C’est parce que le trésor de la montagne ne reste jamais enfermé, mon champion. Il cherche toujours un cœur pour se blottir. Petit Héros grimpa sous sa couette qui sentait bon la lavande et le propre. Mais avant de fermer les yeux, il tendit ses petits bras vers le plafond, le plus haut possible, comme s'il voulait toucher la lune. — Papa ? Est-ce qu’on peut faire… l’explosion de tendresse ? Le Câlin-Monde ? Super Daddy ne se fit pas prier. Il s’assit sur le bord du lit, et ses bras, ses grands bras de géant gentil, entourèrent Petit Héros. Ce n’était pas un simple câlin. C’était « Le plus grand des câlins ». C’était un câlin qui sentait le chocolat chaud et le feu de cheminée. C’était un câlin qui faisait un bruit de ronronnement de chaton. C’était un câlin si grand qu'il aurait pu envelopper la maison, le jardin, et même la ville entière. Petit Héros se sentait comme un petit oiseau dans un nid de coton. Il sentait le cœur de Super Daddy battre contre le sien : *Boum-boum. Boum-boum.* C’était le tambour de la sécurité, la musique du bonheur. Sous la pression douce de ce câlin, toute la fatigue de la journée s'envola, remplacée par une chaleur délicieuse qui lui chatouillait les orteils. — Dis, Papa, murmura Petit Héros la voix un peu ensablée par le sommeil. Ton secret, c’est tes muscles ? C’est pour ça que tu es un Super Papa ? Super Daddy desserra doucement son étreinte et posa une main chaude sur le cœur de son fils. — Non, mon petit chevalier. Mes muscles servent juste à te porter quand tes jambes sont fatiguées. Mon vrai pouvoir, il est ici. — Dans ton cœur ? — Oui. Mon vrai super-pouvoir, c’est l’amour que je te donne chaque jour. C’est cet amour qui me donne la force de grimper aux montagnes, de fabriquer des toboggans arc-en-ciel et de chasser les ombres de la nuit. Tant que l’on s’aime et qu’on se fait des câlins, je serai toujours le plus fort des héros, et toi, le plus courageux des aventuriers. Petit Héros poussa un long soupir de satisfaction. Il comprit que la Montagne des Câlins n’était pas seulement un endroit loin là-haut dans les nuages. C’était ici, dans les bras de son papa, à chaque fois qu’ils riaient ensemble, à chaque fois qu’ils se tenaient la main, à chaque fois qu’ils se disaient « je t’aime ». Le trésor n'était pas dans ses poches. Il était dans ce lien invisible et magique qui les unissait. — Je t’aime, Super Daddy, murmura-t-il dans un souffle. — Je t'aime, mon Petit Héros. Super Daddy déposa un dernier baiser papillon sur le front de son fils. Il se leva sans faire de bruit, éteignit la petite lampe, mais la chambre resta illuminée par la douce lueur des étincelles de tendresse. Dehors, la lune veillait. Dans la maison, tout était calme. Car quand le plus grand des câlins a été donné, le monde entier peut dormir tranquille, bercé par la plus belle des magies : celle d'un papa et de son enfant. Et dans son rêve, Petit Héros volait déjà vers une nouvelle aventure, porté par une cape faite de baisers et de sourires. **FIN**
Fusianima
Super Daddy et la Montagne des Câlins
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Seb Le Reveur

Super Daddy et la Montagne des Câlins

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**CHAPITRE 1 : Le réveil de Super Daddy** Il était une fois, dans une petite maison nichée entre un jardin de fleurs qui dansent et un grand chêne qui raconte des histoires, un papa pas tout à fait comme les autres. On l'appelait… **Super Daddy** ! Ce matin-là, le soleil entra dans la chambre sur ...

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